L’Anses et le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) réfutent les conclusions de l’étude du Professeur Gilles-Eric Séralini. L’interprétation des résultats qui a été faite dans le cadre de cette étude ne peut donc pas être validée. Cependant, les deux organes publics demandent une nouvelle étude de long terme face à une littérature scientifique quasi-inexistante pour lever le doute qui s’est installé dans l’esprit du public.

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L’Anses et le HCB demandent une nouvelle étude de long-terme sur les OGM pour étudier la toxicité à long-terme

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)  n’a trouvé que trois études étudiant la toxicité des OGM sur la vie entière de rats dans la littérature scientifique. L’étude du Professeur Séralini en fait partie… Cette littérature scientifique quasi-inexistante montre les lacunes qu’il y a dans l’évaluation du risque des OGM sur le long terme.

Le HCB a également estimé qu’une analyse sur le long-terme devait être menée pour redonner au public la confiance qu’il doit avoir dans les experts scientifiques. « Le coût social du doute dans l’esprit du public est supérieure au coût économique d’une telle étude », précise Christine Noiville, Présidente du Comité Economique, Ethique et Social. Toutefois, le HCB n’estime pas opportun d’appliquer le principe de précaution et d’en interdire l’importation en attendant que de nouvelles études soient menées.

Pour le HCB, il est également important de lever le secret sur les données des industriels. Il est certain que cela contribue au doute dans l’esprit du public. « La transparence est nécessaire absolument partout », juge Christine Noiville.

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Une nouvelle étude sur les impacts sanitaires  des OGM à long terme ?

L’Anses demande des financements publics nationaux ou européens pour mener une telle étude. L’étude permettra de consolider les connaissances sur les risques sanitaires à long-terme, qui sont pour le moment insuffisamment documentés. L’Anses estime que cette étude doit être menée en toute indépendance et en toute transparence pour crédibiliser les résultats. Les données brutes devront également être rendues publiques. On attend donc ces financements et cette étude… pour quand ? La réponse devrait être donnée rapidement.

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Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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