Les circuits courts ont le vent en poupe. Pour favoriser encore plus cette pratique d’alimentation locale, le réseau des agriculteurs et agricultrices bio français se mobilise autour de la 4ème campagne nationale « Manger bio et local, c’est l’idéal » du 20 au 28 septembre. Rencontres, débats et animations sont organisés partout en France pour mieux faire connaître les atouts cachés de la bio.

manger bio et local

Selon vos envies, les circuits courts vous proposent des systèmes de paniers ou des systèmes de marchés ou de magasins, plus traditionnels

La campagne « Manger bio et local, c’est l’idéal » vise à mieux faire connaître la vente directe en bio et les circuits courts à l’ensemble des consommateurs. Rappelons qu’un circuit pour être qualifié de « court » ne peut présenter, au maximum, qu’un intermédiaire entre l’agriculteur et le consommateur. La traçabilité s’en trouve renforcée, les transports s’en trouvent diminués et le travail du producteur devient rémunéré plus justement.

« La bio est davantage créatrice d’emplois et d’activités économiques dans les territoires que l’agriculture conventionnelle. Manger bio et local, cela ressemble à la bonne équation si l’on veut concilier économie et environnement », insiste Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB). Pour voir comment cela se concrétise sur le terrain, ne manquez pas notre reportage « Des maraîchers bio en action!« .

Les circuits courts en bio, c’est l’idéal ?

Selon Matthieu Combe, auteur du livre Consommez écologique: Faits et gestes, « Manger local et de saison, c’est bien; manger local, de saison, bio et solidaire, c’est l’idéal! ». « Les circuits courts offrent une transparence sur la provenance de la nourriture, les prix et leur mode de production », défend-il. « Qu’il s’agisse de ventes directes à la ferme, de marchés ou de magasins de producteurs, de systèmes de paniers, de ferme-cueillette, de jardins d’insertion, d’AMAP ou encore de la Ruche qui dit Oui, ces systèmes permettent le maintien d’une activité agricole locale et une plus grande création d’emplois », précise-t-il. Les initiatives étant nombreuses, il existe forcément une possibilités de consommer bio et local près de chez vous.

« Outre ces aspects économiques, l’agriculture bio et locale permet de diminuer la pollution de l’air, de l’eau et des sols et préserve donc la biodiversité. Elle permet aussi de mieux respecter le bien-être animal. Enfin, elle proscrit les pesticides chimiques, les OGM, les traitements post-récolte et permet de diminuer le nombre d’additifs dans les produits transformés, ce qui ne manquera pas d’avoir un impact positif sur votre santé », résume Matthieu Combe. Rappelons que sur plus de 600 additifs alimentaires autorisés en conventionnel, le bio n’en autorise que 47 !

Retrouvez le programme de la campagne « Manger bio et local, c’est l’idéal » dans votre région sur www.bioetlocalcestlideal.org

Auteur : Hugo Lebout, journaliste du webzine Natura-sciences.com

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