La Ruche qui dit Oui ! est une plateforme e-commerce qui met en contact producteurs locaux et consommateurs au sein d’une Ruche. Elle offre un réel plus social et environnemental : le consommateur sait exactement qui produit ce qu’il mange et le producteur vend en direct dès lors que la vente atteint un montant minimum.

ruche qui dit oui

Distribution de la Ruche qui dit Oui à Antony (92). © Odelices

Au 27 mai 2014, 463 Ruches sont ouvertes et 206 sont en construction. Elles se trouvent principalement en France métropolitaine, mais on en compte aussi 4 ouvertes sur l’île de la Réunion, 3 en construction en Corse et 18 en Belgique dont 10 en construction. Ces chiffres évoluent quotidiennement : entre 20 et 50 Ruches s’ouvrent chaque mois. Les premières Ruches sur sont le point de s’ouvrir en Espagne, en Allemagne et en Angleterre sous le nom de « The Food Assembly ».

En France, on trouve des Ruches en centre-ville, en banlieue, en pleine  campagne, dans une grande diversité de milieux sociaux. Il en existe des petites, des moyennes et des grosses… Mais pour commencer la distribution, un minimum de 50 membres et de 4 producteurs, dont un maraîcher, est requis par la structure centrale. Ces producteurs sont tous situés, sans exceptions, à 250 km maximum de la Ruche, la moyenne étant de 30 km.

Comment fonctionne une Ruche qui dit Oui ?

Une Ruche, c’est simplement un regroupement de consommateurs et de producteurs locaux animé par un responsable. Les produits ne sont pas tous issus de l’agriculture biologique, mais sont ici d’une agriculture locale, souvent familiale, ou d’artisans locaux.

Le fonctionnement est simple : un particulier, une entreprise ou une association ouvre une Ruche dans un local ou à son domicile. Dès lors qu’il a regroupé 4 producteurs et au moins 50 consommateurs, la Ruche peut commencer son activité.

Chaque Ruche qui dit Oui permet à ses membres d’acheter des produits directement aux producteurs sur Internet, avec paiement en ligne. Chaque semaine, ou tous les quinze jours, les producteurs proposent leurs produits locaux et de saison à la vente : des fruits et des légumes, du fromage, de la viande, du pain, des jus, des soupes, etc. Sur le site de la Ruche qui dit Oui, chaque consommateur dispose alors de 6 jours pour faire sa sélection. Le jour de la livraison, munis d’une cagette et d’une feuille A4 récapitulant leur commande, les consommateurs n’ont plus qu’à récupérer leurs produits auprès des producteurs au lieu fixé.

A la différence des Associations pour le Maintien d’un Agriculture Paysanne (AMAP), où les consommateurs s’engagent pour l’année et reçoivent chaque semaine un panier de fruits et légumes, les consommateurs restent ici libres de commander ou non à chaque vente et choisissent les produits et les quantités qu’ils veulent. Le système permet une grande flexibilité : il n’y a pas de minimum d’achats, pas d’abonnement et pas d’engagement ! Simplement, chaque producteur ne fait sa livraison que si elle atteint le montant minimum qu’il a préalablement déterminé, seuil pour que sa livraison lui soit rentable.

Lire aussiLa Ruche qui dit Oui et les Amap, quelles différences ?

Des ruches sur le territoire et une Ruche mère à Paris

A l’origine de ce butinage, il y a la société Equanum (aussi appelée « Ruche Mama ») créée par deux associés en 2010 et désormais installée à Paris. Elle met au point la plateforme informatique qui regroupe les commandes de chaque Ruche et centralise les paiements.

Les producteurs fixent librement leurs prix de vente. Ils devront toutefois reverser 16,7 % de leur chiffre d’affaires hors taxes à la Ruche mère et au responsable local de la Ruche. Ces derniers leur facturent en effet chacun 8,35 % de leur chiffre d’affaires pour leurs prestations de services. Pour le responsable, il s’agit d’organiser les ventes, gérer et animer la communauté. Pour la Ruche mère, cela permet de payer les 35 personnes qui travaillent au développement de la plateforme Internet, assurent un support technique et commercial et veillent à la construction du réseau  de Ruches.

Ce système n’est donc pas bénévole, mais est générateur d’emplois. En janvier 2014, 65 % des Ruches avaient un statut d’entreprise individuelle (auto- entrepreneur, EURL…), 16 % un statut associatif, 10 % celui d’une entreprise commerciale (SARL, SAS…) et 9 % étaient rattachées à une entreprise agricole. De leur côté, les producteurs ont embauché une centaine de personnes pour répondre à la hausse de leur activité.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

La rédaction vous conseille aussi :

  • Le Ven

    Les ruches appartiennent à des multimillionnaires comme le propriétaire de free, meetic et marmiton, ce ne sont pas que des artisans qui sont derrière. Peu de produits sont bio. Les ruches ont peu charges de personnelles et autres ce qui risque de fragiliser les petits commerçants alentours qui eux embauches au niveau local et ne sont pas en auto-entrepreneurs donc cotisent pour la retraite. qui plus est amène de la vie au niveau local de façon quotidienne. quand aux règles d’hygiène je demande à voir. A vous de choisir à qui vous donné votre pouvoir.

  • ododiem

    sincérement je comprends pas l’allusion au « multimillionnaires » on parle d’ici d’un projet qui aide les producteurs locaux a vendre a des consommateurs locaux!
    moi j’aime bien, je suis consommateur, cela ne m’empéche pas d’acheter le reste (hors frais) chez mon épiciers.
    et franchement pour une fois qu’on permet d’aider des producteurs locaux, on nous parlent de petit commercant (ceux-ci sont depuis longtemps fragilisé par la grande distribution qui ELLE est lancer par des milliardaires …)

    Vive la vente direct, vive le circuit-cours (Amap, La Ruche qui dit oui et tout les autres)