Au programme de l’année internationale de la biodiversité

Paru le 10.02.10 - Dernière modification le 11.10.13 - Un commentaire

« Aujourd’hui, 60 % des écosystèmes sont menacés » soutient M. David Ainsworth, du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique. Nous perdons la biodiversité à un rythme alarmant : Jusqu’à 1000 fois le taux naturel ! C’est pourquoi les Nations Unies ont déclaré 2010 «année internationale de la biodiversité». Dans ce cadre, le colloque international «Science et politiques de la biodiversité» s’est achevé le 29 janvier dernier, à Paris. Il dévoile les axes de travail pour cette année : Créer un groupe d’experts sur la biodiversité et informer davantage le public.

« Aujourd’hui, 60 % des écosystèmes sont menacés » soutient M. David Ainsworth, du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique.

« Aujourd’hui, 60 % des écosystèmes sont menacés » soutient M. David Ainsworth, du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique.

Deux enjeux principaux résultent de cette rencontre internationale qui aura duré cinq jours. En premier lieu, la volonté politique de créer un groupe intergouvernemental d’experts sur la biodiversité, avant la fin de l’année, se manifeste. S’ensuit la volonté d’échanger davantage sur les problématiques liées à la biodiversité avec le grand public.

Sara Lourie, chercheuse à l’université McGill, a participé aux débats. Elle mentionne qu’un groupe de Québécois comptant quelques professeurs de l’université de Montréal et M. François Boutin, du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, l’accompagnaient. Notre ministre était enthousiaste à l’idée d’augmenter la prise de conscience sur la biodiversité marine. Il a également exprimé la volonté d’organiser une première canadienne du film Océans, de Jacques Perrin, qui a été projeté lors de la rencontre. M. Boutin était principalement présent en vue de la Conférence internationale sur la diversité biologique et la diversité culturelle, qui se déroulera à Montréal, du 9 au 11 juin. Le programme prévoit des échanges de connaissances et de pratiques liant la diversité biologique et culturelle.

Concernant la rencontre parisienne, Sara Lourie révèle qu’il a été particulièrement question «d’augmenter la conscience des décideurs à tous les niveaux sur le rôle de la biodiversité dans le maintien des bienfaits et des services rendus par les écosystèmes». Les participants ont également débattu sur « le support pour la Plateforme internationale pour la biodiversité et les  services rendus par les écosystèmes », souligne-t-elle. L’idée d’un groupe intergouvernemental d’experts sur la biodiversité, sur le modèle du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), se précise donc. Ce groupe serait « une interface précieuse entre des données scientifiques brutes et les décideurs », selon les propos rapportés de la secrétaire d’Etat français Chantal Jouanno. «Ce serait le moyen le plus efficace pour nous éclairer avant de décider », estime-t-elle.

« Ces recommandations ont été présentées et discutées plus en profondeur lors de la Conférence de Trondheim sur la biodiversité la semaine dernière » avance Mme Lourie, avant d’expliquer que ces rencontres servent à préparer le terrain pour l’Assemblée générale des Nations Unies, qui aura lieu en septembre prochain. Suivra la Conférence des Parties de la Convention sur la diversité biologique, le mois suivant, au Japon. Le « Kit pédagogique sur la biodiversité », à l’attention des enseignants et des éducateurs, y sera lancé, en réponse aux attentes formulées d’une sensibilisation accrue du public. Les gouvernements y fixeront également les objectifs finaux et les étapes nécessaires pour contrer la perte de la biodiversité.

Auteur : Matthieu Combe

Discussion

Cathy
29 octobre 2012
12:33

Beaucoup de campagnes et plusieurs actions ont été menées pour lutter contre la dégradation de la nature essentiellement causée par l’homme. Certes, il y a des résultats, mais beaucoup reste aussi à faire. La preuve le changement climatique, les différentes pathologies liées à la pollution, etc.

 

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