Le peuple migrateur
Paru le 22.09.09 - Dernière modification le 26.02.12 - Lu 302 fois - Pas de commentaires
Les oiseaux sont invités à la migration par leur besoin de survie. Ils franchissent alors les plus hautes montagnes, les océans, les déserts, les intempéries les plus violentes pour rejoindre leur destination… C’est le printemps dans l’hémisphère nord. L’heure est arrivée pour l’oie cendrée de parcourir 3 000 km pour rejoindre les terres arctiques, les mêmes que celles où elles sont nées. Mystérieuse loi de la nature, ce n’est que dans ces vastes espaces qu’ils se reproduiront. Certains volent sans relâche, nuit et jour. Pour d’autres, c’est, étape après étape, qu’ils atteindront leur lointaine destination. Pour leur navigation, ils utilisent les repères astronomiques: le soleil et les étoiles. Ils sont aussi sensibles au champ magnétique terrestre que l’aiguille d’une boussole. Venant de tous les continents, les oiseaux migrateurs atteignent les terres arctiques et se dispersent. Bientôt naissent les poussins qui doivent rapidement apprendre à voler et se préparer pour la grande épreuve, leur première migration. Les jeunes ont eu à peine le temps de s’émanciper que, déjà, ils doivent – eux aussi – et parfois sans leurs parents, s’élancer sur le chemin du retour. Le mystère est complet quant à la façon dont ils arrivent à rejoindre un endroit précis, distant de plusieurs milliers de kilomètres, sans jamais en avoir repéré le parcours…
L’homme est toujours proche, croisé tout au long du voyage. Les oiseaux traversent les villes, croisent des bateux, des fermes, des voitures, font même une halte sur un bateau de guerre… A la vue de ce documentaire, nous remettons en question notre rapport aux oiseaux et à la nature. La simplicité et précarité de leur vie apparait face à nos villes et nos usines, c’est-à-dire à la complexité du monde tel que nous l’avons façonné et transformé. Le peuple migrateur a ce pouvoir qui est de nous faire découvrir du haut la fameuse migration, auquelle on assiste du bas, à un instant donné, sur une route de milliers de kilomètres. La bande originale est variée et bien adaptée. Les prises de vues sont incroyables du fait qu’elles montrent les oiseaux en plein cœur des groupes migrateurs. Cela a été rendu possible par l’invention d’appareils particuliers embarquant les caméras. Les oiseaux sont suivis tout au long de leur migration, l’alternance se faisant entre prises de vue terrestre et aérienne. Comment tout a pu être compilé et suivi le long du chemin ? Une vraie prouesse dans la réalisation !
Quinze grandes espèces sont principalement suivies : oie cendrée, birnache nonnette, cygne chanteur, oie à tête barrée, grue du Japon, Pyrague à tête blanche, Bernache du Canada, Oie des neiges, grue du Canada, Guillemot de troïl, Fous de Bassan, Stern Arctique, Bernache à cou roux, Limicoles, Pélican blanc d’Afrique, Condor des Andes et Albatros. D’autres espèces sont croisées et suivies le long du voyage… A voir si ce n’est pas déjà fait.
Visionner la bande-annonce de Le peuple migrateur


Par jean marc le 16/05/2012 à 13:54 - Voir
Merci d'abandonner ces projets ruineux pour les francais destructeur pour la faune et attendre les eoliennes flotantes moins laides
Par yves le 16/05/2012 à 07:40 - Voir
Vous semblez regretter que la grande distribution se soit emparée du label Max Havelaar. J'ai souvenir d'une interview de directeur [...]
Par Michael le 15/05/2012 à 10:40 - Voir
Sans vouloir enfoncer le clou sur la crédibilité d’une étude ou une autre (je pense que les commentaires déjà faits [...]
Par Seriously ? le 14/05/2012 à 13:55 - Voir
Un posteur neutre remarquera que les études mentionnées tiennent compte des bénéfices du recyclage, et qu'elles sont cohérentes avec les [...]