Waste Land
Paru le 27.04.11 - Dernière modification le 26.02.12 - Lu 420 fois - Pas de commentaires
Vik Muniz est l’un des artistes contemporain brésiliens les plus cotés sur le marché de l’art. Pendant trois ans, Waste Land suit cet artiste de son appartement de Brooklyn jusqu’à Jardim Gramacho en banlieue de Rio de Janeiro. Jardim Gramacho est la plus grande décharge du monde : elle accueille 70% des déchets de Rio et la totalité des déchets des proches banlieues. Près de 3 000 personnes y survivent en triant les ordures recyclables: ce sont les catadores. Chaque jour, ces catadores vont trier les tonnes de déchets immondes qui s’y déversent, au milieu des corbeaux et des vautours. Cette armée de travailleurs, très attachante, récolte les déchets avec le sourire. Elle va dévoiler, à tour de rôle, ses peines, ses joies et ses espoirs.
Vik Muniz endosse un projet artistique d’un genre nouveau: photographier les catadores, puis construire des portraits géants à partir d’objets et matériaux recyclés récupérés dans la décharge. Enfin, ces compositions sont photographiées et ces tirages d’œuvres éphémères sont vendus au profit de ses modèles.
Ce documentaire s’intéresse au pouvoir de l’art sur l’homme. Au cours de cette aventure, les catadores vont réinventer leur vie, changer leur façon de penser. Tous veulent s’en sortir, Vik Muniz leur ayant montré qu’ils pouvaient faire de grandes choses. Lucy Walker filme leur métamorphose. Si certains changent de métier, d’autres reviennent travailler dans le « jardin » la tête remplie de beaux souvenirs… Waste Land invite également à la réflexion sur la responsabilité de l’artiste envers les catadores, sur les changements qu’il amène dans leur vie et sur ce qu’il leur arrivera une fois l’œuvre terminée.
Vik Muniz s’appuie sur l’association des catadores dirigée par l’attachant Tiao. Ils partent tous deux à Londres pour la vente aux enchères du portrait de Tiao. L’achat à hauteur de 50 000 $ bouleverse le président de l’association qui voie son rêve se réaliser. Alors que personne ne croyait en lui lors de la création de l’association, il se trouve désormais à Londres et vient de récolter une somme incroyable pour le bien-être des catadores.
L’exposition, « Pictures of Garbage Series », lancée au Musée d’art moderne de Rio en 2009 attirera un million de visiteurs, deuxième record d’affluence après Picasso. Les catadores ont découvert un regard que personne n’avait jamais porté sur eux… Un regard plein d’admiration et de respect… Une perle !
Visionner la bande d’annonce de Waste land


Par jean marc le 16/05/2012 à 13:54 - Voir
Merci d'abandonner ces projets ruineux pour les francais destructeur pour la faune et attendre les eoliennes flotantes moins laides
Par yves le 16/05/2012 à 07:40 - Voir
Vous semblez regretter que la grande distribution se soit emparée du label Max Havelaar. J'ai souvenir d'une interview de directeur [...]
Par Michael le 15/05/2012 à 10:40 - Voir
Sans vouloir enfoncer le clou sur la crédibilité d’une étude ou une autre (je pense que les commentaires déjà faits [...]
Par Seriously ? le 14/05/2012 à 13:55 - Voir
Un posteur neutre remarquera que les études mentionnées tiennent compte des bénéfices du recyclage, et qu'elles sont cohérentes avec les [...]