Gasland
Paru le 03.03.11 - Dernière modification le 26.02.12 - Lu 219 fois - Pas de commentaires
Gasland attire l’attention sur les risques de la fracturation hydraulique, une technique de forage en plein essor aux Etats-Unis. Cette technique consiste à injecter dans le puits un mélange à haute pression d’eau, de sable et d’un cocktail de 596 produits chimiques. Tout le long du conduit, les roches souterraines se fissurent, libérant le gaz, qui peut ensuite être acheminé vers la surface.
Les Etats-Unis sont devenus en 2009 le premier producteur mondial de gaz naturel, devant la Russie. Ce gaz de schiste se trouve dans des petites poches largement disséminées, notamment dans des Etats comme la Pennsylvanie, le Colorado, la Virginie ou le Texas. Il s’agit donc d’une multitude de petits gisements plutôt que de vastes gisements.
En 2008, Josh Fox reçoit une lettre d’une compagnie lui proposant 100 000 $ contre le droit d’installer des puits sur 10 hectares de sa propriété. Plutôt que d’accepter, il décide de parcourir le pays et d’enquêter sur ces forages. Il rencontre alors de nombreuses personnes ne pouvant plus boire l’eau du robinet, celle-ci s’enflammant facilement. Les analyses révèlent la présence de gaz naturel et de nombreux produits toxiques dans l’eau, nettement au-dessus des normes de sécurité. Dans ces voisinages, des animaux tombent malades et des habitants se plaignent de nombreux problèmes de santé. Lorsque des procédures judiciaires sont lancées, elles se terminent souvent par un règlement à l’amiable et par le versement d’indemnités en échange d’une interdiction de témoigner dans les médias.
Tout au long du documentaire, Fox tend la main à des scientifiques, des politiciens et des cadres de l’industrie du gaz. Finalement, il se retrouve dans les couloirs du Congrès pendant qu’un sous-comité examine un projet de loi pour abroger certaines exemptions ayant été accordées à la fracturation hydraulique. En effet, en 2005, l’administration Bush passe une loi sur l’énergie qui l’exempte des régulations du Clean Water Act. Les entreprises ne sont même pas contraintes de révéler au public les produits chimiques présents dans le liquide de fracturation… pour d’obscures raisons de secret industriel.
A mesure que les accidents se multiplient sur les différentes installations, les politiques commencent à exiger des enquêtes qui pourraient mener à davantage de régulations. Plusieurs sénateurs militent pour l’adoption d’un «Frack Act», qui imposerait des règles et des contrôles plus stricts. Pour l’instant, son examen a sans cesse été repoussé, le gaz naturel étant vu par beaucoup comme un pas vers l’indépendance énergétique des Etats-Unis face au pétrole étranger.
Des études sont en cours. Il s’agit de déterminer si les cas problématiques sont isolés et le résultat d’erreurs humaines, ou si le processus de fracturation hydraulique en lui-même est dangereux. Les géologues et les experts sont partagés…
Visionner la bande-annonce de Gasland


Par jean marc le 16/05/2012 à 13:54 - Voir
Merci d'abandonner ces projets ruineux pour les francais destructeur pour la faune et attendre les eoliennes flotantes moins laides
Par yves le 16/05/2012 à 07:40 - Voir
Vous semblez regretter que la grande distribution se soit emparée du label Max Havelaar. J'ai souvenir d'une interview de directeur [...]
Par Michael le 15/05/2012 à 10:40 - Voir
Sans vouloir enfoncer le clou sur la crédibilité d’une étude ou une autre (je pense que les commentaires déjà faits [...]
Par Seriously ? le 14/05/2012 à 13:55 - Voir
Un posteur neutre remarquera que les études mentionnées tiennent compte des bénéfices du recyclage, et qu'elles sont cohérentes avec les [...]