Les précipitations acides
Paru le 25.05.11 - Dernière modification le 20.04.12 - Lu 1 586 fois - Pas de commentaires
Le terme « précipitations acides » regroupe les pluies, les neiges et les brouillards acides. Ces précipitations sont dues aux polluants atmosphériques tels que les oxydes de soufre et les oxydes d’azote. Les impacts environnementaux sont majeurs.

À partir d'un certain niveau d’acidité, des espèces disparaissent, seules quelques-unes assez résistantes subsistent.
À l’échelle mondiale, la majeure partie du dioxyde de soufre naturel provient d’émissions volcaniques et de l’oxydation du soufre lors de la décomposition des plantes. Ces phénomènes étant répartis de façon assez uniforme à la surface terrestre, ils conduisent à des taux peu variables dans l’atmosphère. Cependant, les sources anthropiques sont localisées et concentrées dans des régions à forte densité de population. Les retombées de ces apports peuvent alors s’avérer dangereuses en créant des zones à fortes concentration en acides. Les principales sources sont les centrales thermiques au charbon, les fonderies de métaux non ferreux et le transport automobile. Les retombées peuvent se faire à proximité ou à très loin du lieu d’émission.
Comment ces précipitations se forment-elles ?
L’eau de pluie contient naturellement de l’acide carbonique H2CO3 formé par réaction du CO2 atmosphérique et de l’eau. Son pH est de 5,6 donc légèrement acide.
Les oxydes de soufre et les oxydes d’azote présents dans l’atmosphère réagissent avec l’eau. Cette réaction va produire de l’acide sulfurique H2SO4 et de l’acide nitrique HNO3. Le pH des pluies acides sera ainsi inférieur à 5,6. Les précipitations les font retomber sur Terre.
Une panoplie d’impacts environnementaux
Les précipitations acidifient les sols, ce qui modifie la solubilité des minéraux. Certains sont lessivés. D’autres, comme l’aluminium, atteignent des concentrations toxiques. Les micro-organismes sont tués, les feuilles sont « brûlées », provoquant un impact sur l’efficacité de la photosynthèse. Les racines peuvent être attaquées directement par l’acide dans le sol ou par des substances toxiques. Les impacts sont donc nombreux, ce qui rend la flore fragile, moins résistante aux maladies et aux conditions climatiques rudes.
Sur les sols alcalins, comme le calcaire, l’acidité est en partie neutralisée et l’effet est réduit. En revanche, des polluants riches en soufre peuvent se déposer. En se combinant à la pierre calcaire ou au grès, elles donnent une matière friable, facilement emportée par l’eau de pluie. Les constructions touchées sont, par exemple, les lignes de chemin de fer et les monuments historiques. Les colonnes du Parthénon à Athènes, le Colisée à Rome et le Taj Mahal en Inde sont concernés.
À partir d’un certain niveau d’acidité, des espèces disparaissent, seules quelques-unes assez résistantes subsistent. Les poissons, les amphibiens et les invertébrés aquatiques sont touchés. Des traitements par épandage de produits calcaires ont été entrepris pour lutter contre l’acidification dans les grands lacs d’Europe du Nord.
Bien que les oiseaux et les mammifères ne soient pas directement touchés par l’acidification de l’eau, ils sont indirectement touchés par les modifications de la ressource en nourriture. Chez l’Homme, les impacts sont principalement observés pour les populations fragiles comme les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant d’affections chroniques respiratoires et cardiaques.
Une pollution mondiale
Depuis 1988, la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue portée engage les pays signataires à limiter les émissions d’oxydes d’azote à leur niveau de 1987. Ainsi, de nombreux efforts ont été fournis afin de diminuer les rejets de polluants, notamment grâce aux pots catalytiques, aux filtres et au traitement des gaz des usines polluantes. Aujourd’hui, les régions les plus touchées sont situées en Chine. Ce pays est devenu le premier pays émetteur mondial d’oxyde d’azote, de dioxyde de soufre, ainsi que de CO2, notamment à cause des délocalisations industrielles et des nombreuses usines de charbon qui y fleurissent.
Auteur : Matthieu Combe

Par jean marc le 16/05/2012 à 13:54 - Voir
Merci d'abandonner ces projets ruineux pour les francais destructeur pour la faune et attendre les eoliennes flotantes moins laides
Par yves le 16/05/2012 à 07:40 - Voir
Vous semblez regretter que la grande distribution se soit emparée du label Max Havelaar. J'ai souvenir d'une interview de directeur [...]
Par Michael le 15/05/2012 à 10:40 - Voir
Sans vouloir enfoncer le clou sur la crédibilité d’une étude ou une autre (je pense que les commentaires déjà faits [...]
Par Seriously ? le 14/05/2012 à 13:55 - Voir
Un posteur neutre remarquera que les études mentionnées tiennent compte des bénéfices du recyclage, et qu'elles sont cohérentes avec les [...]