Les grands barrages existant vont devoir produire plus. Les petites unités de production n’obtiennent pas le soutien des associations écologistes, des autorités françaises et européennes. Au contraire, les lois pour la protection des milieux sont de plus en plus strictes.

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Les barrages devront fournir une puissance supplémentaire de 3 000 MW d’ici 2020. © Michel Scalvenzi

En France, 90 % de l’hydroélectricité provient des gros barrages gérés par EDF. L’hydroélectricité représente une puissance installée de 25 GW et constitue la seconde source de production d’électricité en France derrière le nucléaire. Elle représente 12 % de la production totale d’électricité, avec une capacité de production de 67 TWh en année moyenne. L’objectif de production en France métropolitaine est d’accroître l’électricité produite en moyenne sur une année de 3 TWh et d’augmenter la puissance installée de 3 000 MW au 31 décembre 2020. Cela se fera notamment en installant des turbines de nouvelle génération qui permettront d’accroître de 30 % la puissance électrique des barrages.

Pour des grands barrages plutôt que la micro-hydraulique

« Nous ne sommes pas contre l’hydroélectricité. Nous pensons qu’il faut optimiser les grands barrages existants. Les microcentrales, elles, doivent être limitées. Elles ne produisent pas en continu et ne répondent qu’à une consommation d’énergie très locale, générant un effet de yo-yo sur le niveau de l’eau, néfaste pour les écosystèmes », affirme Bernard Rousseau, ancien président de France Nature Environnement.

Sur la Vire, en Basse-Normandie, une association écologiste a fait interdire la construction de micro barrages, à cause de la fragmentation qu’ils engendrent et des ouvrages déjà présents qui altèrent le cours d’eau. L’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) est actuellement chargé d’une expertise des cours d’eau qui doit aboutir, le 1er janvier 2014, à leur classement en deux catégories. Plus aucun nouvel obstacle à la migration des poissons ne sera autorisé pour les rivières classées comme « réservoir biologique en très bon état écologique ». Les exploitants de barrages réclament d’être associés à ce chantier.

Auteur : Christofer Jauneau, contribution bénévole


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  • Jean-Marc HAUTH

    Les arguments contre la micro hydraulique ne sont pas valables. La micro hydraulique pourrait être developpée si une gestion globale de l’eau était appliquée en France.La gestion globale de l’eau pourrait améliorer la gestion de l’approvisionnement en eau et permettre de lutter contre les inondations et les sécheresses. Les arguments pour les gros barrages ne visent qu’a renforcer le monopole d’EDF .