La population mondiale des bélugas est d’environ 100 000 individus. Ce nombre est élevé par rapport aux autres cétacés mais bien inférieur à celui qui existait il y a quelques décennies. Le béluga ou bélouga, Delphinapterus leucas, est un grand mammifère de l’océan Arctique. Il a été décrit pour la première fois en 1776 par Peter Simon Pallas. Son plus ancien ancêtre connu est le Denebola brachycephala, espèce du Miocène dont un seul fossile a été retrouvé. Il est également désigné sous le nom de baleine blanche ou  dauphin blanc.

La population mondiale de bélugas est d’environ de 100 000 individus

La population mondiale de bélugas est d’environ 100 000 individus

Très sociable, le béluga vit en groupes de 20 à 200 individus. Les mères accompagnées de leurs petits intègrent généralement des groupes restreints. Lorsque les groupes se rejoignent dans les estuaires, ils se comptent alors par milliers; ce qui représente une proportion significative de la population mondiale des bélugas et les rend d’autant plus vulnérables à la chasse. Celle-ci  est interdite dans la plupart des parties du monde, sauf en Norvège, aux Japon et pour certaines populations Inuits.

Se nourrissant majoritairement de gros poissons et crustacés et vu son habitat, il est très menacé par la pollution humaine se déversant dans les rivières. Les bélugas du fleuve Saint-Laurent, au Canada, sont menacés de disparition. Leur charge toxique est si lourde qu’ils meurent de cancers. Ainsi, 27% de la population du fleuve serait atteinte de diférents cancers. Etant, tellement polluées, les carcasses de bélugas sont considérées comme déchets toxiques et traitées comme telles.

Comment vit un béluga ?

L’habitat du béluga est constitué des eaux arctiques et subarctiques. Il y fréquente les eaux peu profondes et les estuaires. Près de la moitié de son effectif se retrouve en mer de Beaufort. Le reste de la population est répartie principalement dans la baie d’Hudson, dans la mer de Behring et dans les eaux arctiques canadiennes.  Il existe également une population vivant dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent et dans la rivière Saguenay autour du village de Tadoussac au Québec.

L’alimentation du béluga est constituée d’anguille, capelan, lançon, morue, saumon, aiglefin et certains poissons plats mais aussi de calmars et pieuvres. Il consomme également des crustacés tels que les crabes et les crevettes. Il chasse dans des faibles profondeurs,  généralement jusqu’à 300 mètres, bien qu’il puisse atteindre deux fois cette profondeur.

Les mâles béluga atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de huit ans, les femelles à cinq ans. La gestation dure quinze mois. A son issue, la mère donne naissance à un unique petit. Celui-ci présente une coloration gris foncé qui s’éclaircira avec l’âge jusqu’à devenir blanche, respectivement à sept et neuf ans, pour les femelles et les mâles. Les petits restent avec leur mère pendant deux ans et leur espérance de vie  moyenne est  de 40 ans.

Le béluga est plus grand que la majorité des dauphins mais bien mois que les baleines. Il peut ainsi atteindre jusqu’à 5 mètres de long. Le mâles adulte peut peser jusqu’à une tonne et demi ; la femelle une tonne. Le nouveau-né, appelé familièrement « veau », mesure environ 1,50 m de long pour un poids de 80 kg. Il présente une crête dorsale résultat de l’atrophie d’un aileron et est entièrement blanc. Cela lui permet de nager facilement sous la banquise et de casser des couches de glaces superficielles lorsqu’elles ne sont pas trop épaisses.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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