On pourrait dire que tout va bien et que la COP21 va sauver le futur de l’humanité. Mais en réalité, l’état de la planète continue à se dégrader. Selon le Global Footprint Network, le lundi 8 août 2016 marque le jour où l’humanité a consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en une année. C’est l’Earth overshoot day – le Jour du dépassement de la Terre.

empreinte éccologique

Au regard du dépassement de la biocapacité de la Terre, la pollution s’accumule dans l’air, l’eau et les sols…

En 8 mois, nous avons déjà émis plus de carbone, généré davantage de pollution et de déchets que ce que la Terre peut absorber en un an. Nous avons par ailleurs pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, consommé plus d’eau et exploité plus de terres que ce que la Terre ne pouvait produire sur cette même période.

Le coût de cette surconsommation est visible sur tous les fronts : pollution de l’air, de l’eau et des sols, pénuries en eau, crise de la biodiversité, déforestation désertification, érosion et artificialisation des sols, chute des stocks de poissons…

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L’Overshoot day, le Jour du dépassement de la Terre

Comment peut-on concrètement savoir que l’Homme est responsable de presque tous les maux de la planète? Pour bien le comprendre, la notion d’empreinte écologique de l’humanité calcule les surfaces productives de terre et de mer nécessaires pour fournir à une personne les ressources qu’elle utilise et pour absorber les déchets qu’elle produit. En face, la biocapacité représente l’ensemble des surfaces productives disponibles réellement pour chaque habitant de la planète. L’empreinte écologique mondiale dépasse la capacité de régénération de la planète de plus de 50 % !

La surexploitation augmente donc et les écosystèmes ne peuvent plus suivre. Les déchets et les pollutions s’accumulent donc dans l’air, la terre et l’eau. Il existe toutefois de grandes disparités suivant les pays : les 2/3 de la planète suffiraient pour contrecarrer nos impacts si tout le monde vivait comme des Indiens, mais il faudrait en tout 5,4 planètes si tout le monde consommait comme un Australien, 4,8 planètes comme un Américain et trois planètes s’il n’y avait que des Français.

Calculé depuis 1986 par le Global Footprint Network, l’Earth overshoot day arrive moins vite dans le calendrier depuis les cinq dernières années mais continue inexorablement d’avancer : en 2000, il tombait le 1er octobre, en 2008, le 23 septembre, en 2015, le 13 août.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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