Les cowboys fringants, groupe québécois de renommée internationale, sont en plein cœur d’une tournée verte depuis 2008 et ce, jusqu’en 2011. Lors d’une conférence à l’Université Laval, Jérôme Dupras, bassiste du groupe, a présenté l’origine et le but de la Fondation Cowboys Fringants.

La Fondation Cowboys Fringants est un organisme bénévole, autofinancé et sans frais de gestion.

La Fondation Cowboys Fringants est un organisme bénévole, autofinancé et sans frais de gestion.

Les Cowboys Fringants s’apprêtent à entamer une tournée européenne. Jérôme Dupras, bassiste du groupe, en profite pour nous parler de La Fondation Cowboys Fringants. Cette Fondation est un organisme bénévole, autofinancé et sans frais de gestion. Ses trois missions principales sont la réduction des impacts du groupe musical sur l’environnement, la protection des territoires à haute valeur écologique et la recherche scientifique.

Le groupe musical comprend 4 membres et 16 personnes en tournée. Jérôme Dupras le compare à « une PME qui réinvestit en environnement ». Les objectifs de la tournée verte sont l’organisation de 175 concerts carbo-neutres et la réduction des émissions avant de les compenser. Il y a également la volonté d’informer et sensibiliser le public pour « aller plus loin que les paroles », précise Jérôme Dupras. Enfin, le développement d’un calculateur d’émission spécifique aux artistes québécois constitue également un axe de travail.

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La Fondation Cowboys Fringants, neutre en carbone

La fondation compense le CO2 émis par le groupe mais aussi celui émis par les déplacements du public. Ainsi, pour chaque concert, le kilométrage moyen de la clientèle est calculé. Le choix de la Fondation a été de recourir à la fixation du CO2 par la plantation d’arbres pour réduire l’impact du groupe. Au total, ce sont 7 556 tonnes de CO2 émis pour 2008, ce qui représente la plantation de 33 584 arbres. Le financement de la Fondation provient de 1 ou 2 $ par billet de spectacle, de 0,25 à 1 $ par CD vendu et de l’adhésion et donation des membres. La majeure partie des caisses revient au réinvestissement entre 3 et 5% du chiffre d’affaire du groupe.

La chanson « Le gars de la compagnie » a marqué la volonté du groupe de varier le discours véhiculé dans les chansons. C’est avec l’album Break Syndical, que le groupe a commencé à organiser diverses activités sur les scènes locales et provinciales. Le début du militantisme écolo du groupe était né. En 2005, une série de 16 concerts ont permis de reverser un dollar par ticket à des associations écologistes. La Fondation est née pour pérenniser cette action dans toute la tournée.

Sauvegarder les territoires à haute valeur écologique

D’après le World Resources Institute, 54% des milieux naturels ont été perdus de -8000 ans à 2004. C’est « une espèce végétale ou animale qui disparaît toutes les 20 minutes », précise Jérôme Dupras. Rien qu’au Québec, ce sont 18 espèces animales et 59 végétales qui sont menacées ou vulnérables. Grâce aux fonds récoltés, la fondation a déjà sauvegardé 4e territoires à haute valeur écologique au Québec. I s’agit de la tourbière du lac à la Tortue, du Corridor Appalachien, de l’Ile Kettle et de l’Ile aux Vaches.

La recherche de la Fondation souhaite apporter une valeur économique à la nature. Cela a pour but d’apposer une valeur économique à chaque service rendu pour la nature car « c’est souvent l’élément qui manque à la décision », indique M. Dupras.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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