Les 4 000 m2 d’entrepôts de la société Savannah, l’‘un des deux principaux grossistes de vente de reptiles et tortues en France, ont été ravagés par un incendie dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Sulpice-La-Pointe, entre Toulouse et Albi, dans le Tarn. Au moins de 20 000 animaux exotiques destinés au marché des Nouveaux Animaux de Compagnie ont péri. Seulement huit grosses tortues ont survécu et seront transférées vers un parc animalier de la région.

incendie espèces menacées

Au moins de 20 000 animaux exotiques ont péri ce week-end dans l’incendie d’un entrepôt de la société Savannah, un grossiste de reptiles et tortues du Tarn

De nombreux pythons, iguanes et tortues inscrits à l’Annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) sont partis en fumée ce week-end. On citera pêle-mêle quelques espèces : boas des sables, boas constrictors, pythons royaux, caméléons panthère, iguanes communs, tortues Hermann, tortues feuilles d’Asie, tortues léopard du Cap, tortues sillonnées du Sahel et grenouilles phyllobate. Des milliers de souris et d’insectes d’élevage, servant de nourriture à ces animaux, ont également brûlé.

Une tragédie qui interroge sur les conditions de stockage des animaux

Si toutes les hypothèses restent encore ouvertes concernant l’origine du sinistre, « les animaux étaient entassés sur étagères et enfermés dans des boites de plastique combustible. Comme pour les élevages de poulets, la source la plus vraisemblable du sinistre est une défaillance du système électrique », note l’association Robin des Bois, une association suivant l’évolution du braconnage et de la contrebande d’espèces menacées.

Bien que cette activité soit tout à fait légale, « les grossistes en Nouveaux Animaux de Compagnie et les animaleries participent au pillage de la faune sauvage en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud », estime l’ONG. Vendus sur Internet, les animaux sont expédiés par colis ou transporteurs, au milieu des autres paquets.

Suite à cet incendie, l’association Robin des Bois demande au Ministère de l’Ecologie et au Ministère de l’Agriculture de renforcer les modalités d’importation, de transit, de vente, de détention et de transport de la faune sauvage.

Auteur : Hugo Lebout, journaliste du webzine Natura-sciences.com


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