Les programmes scientifiques de chasse à la baleine sont pointés du doigt par de nombreuses ONG.

Royaume Uni – La session annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI) s’est refermée vendredi sur un bilan mitigé pour les baleines. Alors que l’ordre du jour de cette semaine de réunion organisée dans la ville de Panama tournait principalement autour des questions de conservation et des menaces qui pèsent sur les baleines en plus de la chasse, les délégués ont également entendu la République de Corée annoncer son intention de se lancer dans un programme de chasse à la baleine soi-disant scientifique.

Plus tôt dans la semaine, une proposition de création d’un sanctuaire baleinier dans l’Atlantique Sud, reportée l’an dernier après le boycott du Japon et de son bloc pro-chasse, n’avait pas réussi à atteindre la majorité des trois quarts des membres présents. Ce sanctuaire aurait offert une protection accrue aux baleines dans la région. Le Brésil a indiqué qu’il avait l’intention de représenter cette proposition de sanctuaire à la prochaine session de la CBI.

Patrick Ramage, directeur du Programme sur les baleines d’IFAW, a résumé la situation : « Les résultats de la semaine sont mitigés. Même si la CBI effectue un bon travail sur la protection des baleines et les nombreuses menaces qu’elles affrontent de nos jours, malheureusement elle ne fait rien pour mettre fin à la chasse commerciale des baleines. Il est crucial que la CBI s’attaque sérieusement à ce massacre cruel des baleines pour des produits dont personne n’a besoin. Alors que la Corée menace de rejoindre le Japon, l’Islande et la Norvège dans cette boucherie inutile, il faut des actions énergiques. »

Avant la clôture de la session, les dernières discussions ont porté sur une proposition émise par Monaco pour donner aux Nations Unies un rôle plus important dans l’arrêt de la chasse à la baleine. Il a été convenu de mettre en place un groupe de travail afin de faire avancer cette question.  Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW ) soutient cette proposition d’intervention de l’ONU.

Pour Patrick Ramage, « élever les discussions sur la chasse à la baleine à un niveau diplomatique supérieur contribuerait à résoudre le problème du comportement des nations baleinières comme le Japon, qui n’hésitent pas à utiliser un simulacre de science et des tactiques procédurières pour contourner le moratoire mondial sur la chasse commerciale à la baleine. »

 AuteurFonds international pour la protection des animaux

La rédaction vous conseille aussi :