Prétraitement (A) L’eau de la Biosphère arrive dans une fosse septique de 45 m2 où elle est libérée des matières solides et de la majeure partie des particules en suspension qu’elle contient à son arrivée. Ces matières se déposent au fond par gravité.

Premier bassin (B) L’eau est ensuite pompée dans le premier bassin (superficie de 400 m2) où elle circule lentement à travers les racines et les rhizomes des roseaux communs (Phragmites australis). Cela permet aux bactéries d’entamer la décomposition de la matière organique en azote et en phosphore inorganiques.

Deuxième bassin (C) L’eau est acheminée au bassin (superficie de 250 m2) où croissent la lentille d’eau (Lemna minor), le scirpe des étangs (Scirpus lacustris) et la quenouille (Typha latifolia), qui favorisent la croissance des micro-organismes et la présence d’insectes. Par le processus d’assimilation, cette flore aquatique élimine les nitrates et les phosphates.

Dernier bassin (D) Celui-ci, plus profond, est colonisé par d’autres plantes aquatiques, dont l’élodée du Canada (Elodea canadensis) et Iris pseudacoris. C’est l’étape finale de l’épuration, soit l’élimination des bactéries et l’oxygénation.

marais biosphère montréal

Un marais traite les eaux usées de la Biosphère de Montréal.

La station d’épuration fait l’objet d’un suivi scientifique complet depuis son ouverture en 1995. Les lit de roseaux à écoulement sous-surfacique fonctionnent toute l’année et les écoulements surfaciques ne sont pas utilisés l’hiver. Indépendamment de la saison, l’effluent répond à la norme de 30 mg/L pour les MES et la DBO5. Il ne permet cependant pas d’atteindre la norme habituelle de 1 mg/L pour le phosphore, bien qu’en terme massique l’abattement soit très satisfaisant.

La qualité de l’effluent est un peu moindre en DBO5, en hiver, tout en demeurant très bonne pour un traitement secondaire. La performance est moindre en azote et en phosphore, l’hiver, ce qui est normal compte tenu que les bassins tertiaires ne fonctionnent pas pendant cette saison.

Le projet a permis d’établir que ce type de procédé est économique, qu’il ne nécessite pas d’équipement mécanique important ou de soutien énergétique, et qu’il peut s’avérer efficace sous le climat québécois.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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