Les actions citoyennes “Plastic Attack” sont apparues en Angleterre en mars. Depuis, elles se multiplient et une action mondiale aura lieu le 2 juin. Ces mobilisations proposent aux citoyens de déposer dans leur supermarché les emballages jetables pour protester contre l’omniprésence du plastique à usage unique. Lumière.

plastic attack suremballage

Les Plastic Attack sont l’occasion de se débarrasser des emballages en plastique inutiles. PHOTO//DR Plastic Attack sur l’île de Curaçao

En mars 2018, une cinquantaine de résidents de Keynsham, en Angleterre, font la première “Plastic Attack” dans un magasin Tesco. Une fois leurs courses payées, ils retirent tous les emballages inutiles en plastique : barquettes et sachets de fruits et légumes, suremballages, etc. Les participants placent alors leurs achats déballés dans leurs sacs et contenants réutilisables . En quelques instants, ils remplissent  trois chariots de déchets plastiques et cartons.

Depuis, les Plastic Attack se multiplient : Bruxelles, Montréal, Londres, Berlin, Lisbonne, Amsterdam… Plus de 30 villes ont accueilli de telles actions en moins de deux mois. La page Facebook @Plastic Attack, créée pour encourager l’organisation d’actions similaires partout dans le monde, recense ces événements. Le principe est d’inviter les clients des supermarchés à laisser sur place leurs emballages plastique inutiles. Et cela, soit en se donnant rendez-vous au même endroit pour faire ses courses, soit en se postant à la sortie du magasin et en proposant aux clients réguliers de déposer leurs emballages plastiques inutiles.

Un Plastic Attack mondial le 2 juin

Ce samedi 2 juin, c’est la première journée internationale de mobilisation du mouvement. Des actions sont prévues dans plus de 50 villes à travers le monde. Les actions d’ores et déjà programmées sont répertoriées sur la page Facebook. En France, des groupes s’organisent par exemple à Strasbourg, Nouméa, Paris, Montaigu, Quimper, Le Mans, Nancy et en Martinique. Les supermarchés retenus pour ces manifestations seront prochainement communiqués aux participants.

L’action a pour but de mettre en lumière le gâchis de ressources pour fabriquer des emballages souvent inutiles. Elle permet également de souligner la responsabilité du secteur de la grande distribution en la matière et la volonté des consommateurs de voir les alternatives au plastique et à l’usage unique se développer. Le mouvement réclame ainsi des engagements de la part de la grande distribution contre les emballages plastiques à usage unique. Objectif : bannir les emballages en plastique superflus. Enfin, le mouvement souhaite constituer un réseau de citoyens mobilisés, et réunir 5% de la population mondiale le 15 septembre 2018 pour le World Cleanup Day, une journée de ramassage des déchets dans le monde entier.

Un mouvement mondial qui prend de l’ampleur

La lutte contre le plastique à usage unique prend de l’ampleur. Les mouvements pour faire interdire les pailles, les coton-tiges et autres objets se multiplient et reçoivent des réponses politiques fortes. Ainsi, l’île grecque de Sikinos interdira les pailles dès cet été. De son côté, le Costa Rica a décidé en juin 2017 d’être le premier pays au monde à bannir le plastique à usage unique dès 2021. Pour sa part, l’Europe vient de présenter un projet de directive pour mieux réglementer une dizaine d’objets en plastique à usage unique d’ici 2022.

En attendant, les opérations se multiplient sur Internet sous les hashtags #PlasticAttack, #StopPlastic, #RidicoulusPlastic, #BreakFreeFromPlastic et #DesnudaLaFruta.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com


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