Le rorqual commun (Balaenoptera physalus) est, après la baleine bleue, le plus grand cétacé au monde. Depuis 1986, deux sous espèces sont identifiées, la plus grande B. p. quoyi vit dans les eaux australes et la B. p. physalus  dans l’hémisphère nord. Les deux sous-espèces se différencient par leurs chants.

La population actuelle de rorquals communs est estimée aux alentours de 40 000 individus dans l'hémisphère nord et de 15 000 à 20 000 dans l'hémisphère sud.

La population actuelle de rorquals communs est estimée aux alentours de 40 000 individus dans l’hémisphère nord et de 15 000 à 20 000 dans l’hémisphère sud.

La population actuelle de rorquals communs est estimée aux alentours de 40 000 individus dans l’hémisphère nord et de 15 000 à 20 000 dans l’hémisphère sud. Ces chiffres ne représentent plus qu’une fraction des populations existantes au XVIIIe siècle.

Plusieurs raisons sont responsables de la disparition de ces baleines :

  • La pollution des océans par les déchets toxiques et les métaux lourds  fragilise les grands mammifères. Du haut de sa chaîne alimentaire, la baleine va concentrer tous les polluants présents dans les espèces qu’elle consomme.
  • La baleine a fait l’objet d’une chasse intensive par l’homme au XIXe et XXe siècle. Des traités internationaux limitent aujourd’hui de façon très stricte la chasse à la baleine. Celle-ci est cependant encore orchestrée aujourd’hui par le Japon, l’Islande et la Norvège. Ces pays évoquent l’impact négatif des cétacés sur les stocks de poissons, dont leurs économies dépendent et avancent comme justification la recherche scientifique pour leur capture.
  • L’animal est recherché pour sa chair et sa graisse largement utilisées par l’industrie cosmétique.
  • Il est estimé que l’augmentation du bruit dans l’océan gène la reproduction des rorquals communs en empêchant les mâles et les femelles réceptives de communiquer entre eux.

Les rorquals communs sont listés comme espèce en danger sur la Liste Rouge élaborée par l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) et le Livre Rouge estime également que la population mondiale a chuté de plus de 70% au cours des trois dernières générations (1927-2007).

Comment vit un rorqual commun ?

Le rorqual commun se rencontre dans toutes les mers du globe, des tropiques au cercle arctique. Ils sont cependant absents des zones polaires et des mers isolées. Le rorqual commun préfère les eaux profondes au delà du plateau continental.

En nageant, le rorqual commun va absorber de l’eau (jusqu’à 70 mètres cubes). Ses fanons lui permettent alors de filtrer les petits poissons, calmars et crustacés. Chaque filtration peut apporter près de 10 kilogrammes de nourriture, et chaque rorqual commun peut absorber jusqu’à 1,8 tonnes par jour.

La femelle est plus grosse que le mâle.  D’une taille moyenne de 20 mètres, le rorqual commun pèse entre 40 et 50 tonnes. Un signe distinctif pour le reconnaître est sa coloration plus foncée sur le côté gauche du corps. Son ventre est blanc et son dos gris foncé à marron.

La gestation dure 11 mois. La mère peut porter jusqu’à 6 fœtus, mais la femelle ne donne qu’un petit à la fois. Son espérance de vie varie entre 75 et 100 ans.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com


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