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L’année 2011 a marqué un sombre record en termes de saisies d’ivoire d’éléphant. © IFAW

Nairobi, Kenya – La semaine dernière, une très grande quantité d’ivoire a été saisie dans un conteneur de 12 mètres de long découvert sur le port de Mombasa par des responsables de l’Administration fiscale kényane (Kenya Revenue Authority, KRA). Ce chargement, dont le poids exact reste à déterminer, se trouvait sur le port depuis mars 2009. Il a été découvert lors d’une vérification de routine des marchandises non réclamées, destinées à être vendues aux enchères en vue de désengorger l’installation portuaire, conformément à la directive du ministère du Transport.

En décembre dernier, un autre chargement de 727 pièces d’ivoire pesant plus de 2 500 kilos avait été intercepté sur ce même port de Mombasa. Le Fonds international pour la protection des animaux(IFAW) salue la découverte des douanes kényanes mais prévient qu’il ne s’agit là que d’une infime partie d’un vaste trafic qui menace la survie des éléphants du Kenya et, plus généralement, d’Afrique.

« Nous félicitons les agents des douanes qui ont découvert cet ivoire », déclare James Isiche, Directeur régional d’IFAW pour l’Afrique orientale. « Toutefois, nous sommes préoccupés par l’ampleur grandissante du braconnage des éléphants au Kenya et dans d’autres pays de l’aire de répartition de ces animaux. L’ivoire saisi à Mombasa est la preuve non seulement que des éléphants ont été tués quelque part, au Kenya ou ailleurs, mais également que les réseaux de criminalité organisée n’ont aucun mal à faire transiter leurs trophées illicites depuis ce pays vers les marchés de l’ivoire », tempère-t-il. « La demande en ivoire d’éléphant ne faiblit pas en Chine ni d’ailleurs en Asie, où le prix de cette matière a considérablement augmenté au cours des dernières années. Les bénéfices élevés tirés du commerce illégal de l’ivoire contribuent à l’intensification du braconnage et du trafic de l’ivoire en Afrique. Cette situation doit inciter les autorités responsables de la faune sauvage et les États africains de l’aire de répartition des éléphants à agir aujourd’hui, car demain il sera trop tard pour sauver les éléphants », prévient M. Isiche.

L’année 2011 a marqué un sombre record en termes de saisies d’ivoire d’éléphant. L’année en cours ne présage rien de meilleur pour ces animaux : en mars 2012, IFAW découvrait en effet que plus de 300 éléphants avaient été massacrés en seulement huit semaines par des braconniers dans le parc national de Boubandjida, au Cameroun.

Auteur : Fonds international pour la protection des animaux

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