De nombreux véhicules électriques débarquent : Renault zoé, BMW i3, e-golf et focus EV… En l’espace de 2-3 ans, tous les constructeurs ont commercialisé ou vont commercialiser des voitures électriques. Pourtant le taux d’adoption reste encore faible. A l’occasion du salon eCarTec Paris, les constructeurs et équipementiers ont fait un tour du marché.

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En mars 2013, la Renault Zoé a représenté 80 % des ventes de voitures particulières électriques en France. © NRMA New Cars

Sur les 3 premiers mois de l’année, le marché français des véhicules électriques a doublé par rapport à la même période en 2012, avec 3 523 ventes, contre 1 728 selon l’Avere. En mars, les ventes de véhicules particuliers ont atteint 1 350 véhicules, avec 1 090 unités pour la Renault Zoé.

Sur l’année 2012, seulement 5 663 voitures particulières (VP) et 3647 véhicules utilitaires (VU) électriques ont été vendus en France. Sur un marché total de 2,3 millions de véhicules particuliers et utilitaires en 2012, le véhicule électrique ne représentait donc que 0,4 % des ventes. Sur les VP, les entreprises ne représentent que 15 % des ventes. En revanche, elles achètent ou louent 92 % des VU électriques !

Si les chiffres sont actuellement très faibles par rapport au marché et au parc automobile français (35 millions de véhicules), on voit arriver les premières voitures électriques et les premiers hybrides rechargeables. On parle aussi de piles à combustibles pour dans 3-4 ans. Les ventes devraient donc décoller sur le court et le moyen-terme.

Des freins qui sont en train d’être levés

Les freins à l’usage des véhicules électriques sont nombreux : l’offre était encore peu attractive jusqu’à maintenant et, en l’absence d’une infrastructure développée de bornes de recharges rapides, la faible autonomie nécessite souvent une deuxième voiture particulière pour les grands trajets. Il y a également de fortes craintes sur la longévité de la batterie, le temps de recharge, les standards de prise, les émissions réelles de gaz à effet de serre en fonction du mix électrique, la faiblesse du marché du véhicule d’occasion et les coûts d’usage pour les entreprises : dépréciation, frais financiers, frais de fonctionnement (entretien, pneus, assurance et énergie) et fiscalité (taxes véhicules de société, amortissements non déductibles, avantages en nature), etc.

Beaucoup de freins sont en train d’être levés, mais des contraintes structurelles restent, notamment la faiblesse actuelle du marché du véhicule d’occasion. Depuis 2011, 17 368 véhicules 100 % électriques ont été commercialisés, portant le parc électrique circulant en France aujourd’hui à environ 25 000 véhicules électriques.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com


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