Les 28 pays de l’Union européenne doivent se prononcer le 9 novembre sur le renouvellement de l’autorisation du glyphosate. Nicolas Hulot annonce que la France ne votera pas un renouvellement supérieur à 3 ans.

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Nicolas Hulot assure que la France ne votera pas un renouvellement du glyphosate supérieur à trois ans. PHOTO//Pixabay

« La France a la position la plus ferme », a estimé Nicolas Hulot au micro de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi. « La France est sur une position de trois ans » et elle ne votera aucun renouvellement supérieur à ce délai, a assuré le ministre de la transition écologique et solidaire. Le ministre précise que la France est plutôt sur un objectif de sortie et non de renouvellement à la fin de la période de trois ans. Mais l’histoire ne dit pas s’il ne voterait que pour une extension ou accepterait un renouvellement de trois ans.

Un renouvellement de 3 ans maximum pour le glyphosate

« J’entends bien que cela ne va pas assez vite », concède Nicolas Hulot. En effet, un renouvellement supplémentaire plutôt qu’une simple extension ne fera que repousser le débat sur une interdiction, plutôt que de se préparer dès à présent. Mais il préfère voir le chemin déjà parcouru. Grâce à son action, le ministre rappelle que la Commission est passée d’un renouvellement de 10 à 5 ans. La Commission met actuellement un renouvellement pour cinq ans.

Sauf revirement inattendu, c’est cette proposition qui devrait être soumis au vote des États-Membres demain. Elle ne mentionne aucune restriction ou une possible interdiction dans les années à venir. Si elle était votée, aucune sortie du glyphosate ne serait donc envisageable avant plusieurs années.La France attend désormais que la Commission s’aligne sur sa position de 3 ans maximum. « Cependant, un vote pour une autorisation de trois ans pouvant être renouvelée serait également insuffisant. Il faut en effet que la France se positionne clairement pour une sortie rapide et définitive du glyphosate. », prévient l’association Générations Futures.

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La situation est certes complexe pour les agriculteurs. Mais « on travaillera pour faire émerger les alternatives », assure le ministre. Par ailleurs, Nicolas Hulot a rappelé avoir demandé à l’Anses de réévaluer le sulfoxaflor, pesticide suspecté d’avoir un impact néfaste sur les pollinisateurs. L’évaluation sera rendue dans les semaines qui viennent.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com


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