Il faut savoir comment préparer son wwoofing pour sa première expérience. Quelques conseils précieux peuvent vous aider à trouver un hôte qui vous correspond et à anticiper votre voyage. Suivez le guide !

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Préparer son wwoofing demande de se poser quelques questions pratiques., comme savoir si l’on souhaite une chambre ou dormir sous la tente PHOTO//CC0 Domaine public

D’abord, demandez-vous ce qui compte le plus pour vous. Si vous espérez faire de nombreuses randonnées ou visites touristiques sur votre temps libre, choisissez un beau spot. Le site Wwoof France permet de faire une recherche par département. Pour cela, cliquez sur « plus de filtres » et indiquez la zone géographique.

Si vous avez une idée précise de ce que vous voulez apprendre en wwoofing, optez pour une recherche par activité. En cliquant sur « plus de filtres », vous pouvez en sélectionner une ou plusieurs. Maraîchage, élevage, vignoble, foresterie, apiculture ou encore éco-construction… Le choix est vaste.

Échangez avec votre hôte en amont

Une fois que vous saurez où et quand partir, envoyez des demandes aux fermes qui vous plaisent. Au moment d’échanger avec votre hôte potentiel, il vous faudra trouver le bon équilibre. Ne submergez pas le paysan de questions inutiles, surtout si vous partez moins d’un mois. Sachez qu’il doit répondre à d’autres demandes de wwoofing. Et, surtout, vaquer à ses très nombreuses occupations. Laissez au hasard ce qui peut l’être, pour ne pas transformer le site du Wwoof en un Tinder de la bio !

Si vous n’avez pas de véhicule, pensez également que certains hôtes proposent parfois de vous déposer à tel ou tel endroit en voiture. Mais les agriculteurs sont souvent débordés : ne leur demandez pas de jouer les taxis ou les guides touristiques.

Quelques questions pour bien préparer son wwoofing

  •  Quelles seront mes missions ?

Par exemple, certains hôtes indiquent « maraîchage » et « éco-construction » sur leur profil. Mais en raison de vos dates de séjour, ils peuvent ne vous proposer que de l’éco-construction. Dans votre premier message, demandez-donc quelles seraient vos missions si vous veniez de telle date à telle date.

  • Est-ce que les repas sont pris en charge à 100% ?

En pratique, certains hôtes ne peuvent pas, pour des raisons économiques, assurer les trois repas par jour des wwoofers.

  • Combien d’heures travaillerai-je par jour ?

Cette question permet de vous protéger contre les hôtes qui abuseraient des wwoofers. Ils sont rares mais existent. Une fois sur place, libre à vous de travailler plus que ce qu’autorise le cadre légal (mais ambigu) du wwoofing.

  • Est-ce que je dois venir avec un sac de couchage et/ou une tente ?

Ne négligez pas cette question. Certains hôtes vous accueillent dans leur maison. D’autres dans un tipi, un grenier, une grange aménagée… Si vous avez froid la nuit, vous pouvez tomber malade et votre bénévolat ne sera pas agréable. Certains hôtes ont des sacs de couchage et tentes à prêter : demandez-leur en amont.

  • Est-ce que je dois apporter des vêtements spécifiques ?

a base étant des pantalons et hauts confortables ne craignant pas la saleté, des chaussures adaptées et un manteau imperméable. Vos hôtes connaissent bien leur météo. Ils sauront vous dire s’il vous faudra empiler quatre pulls pour ne pas périr congelé. Le plus souvent, les hôtes ont des gants de jardinage à vous prêter.

  • Est-ce qu’il y aura d’autres wwoofers en même temps que moi ?

Sur les profil des hôtes, le nombre maximal de wwoofers est indiqué. Mais pas le nombre de wwoofers effectivement accueillis de telle date à telle date. Si vous partez longtemps et seul, la présence d’autres bénévoles peut être un atout. Par exemple, pour faire des randos ou sorties à plusieurs. Cohabiter avec des wwoofers étrangers permet aussi de découvrir d’autres cultures.

  • Est-ce que je devrai parfois cuisiner, ou simplement aider à la préparation des repas ?

Certains hôtes vous diront qu’ils se chargent des repas. Dans ce cas, vous aiderez à couper les légumes, à faire la vaisselle, etc. D’autres vous diront que vous devrez parfois cuisiner pour le groupe. Soyez honnête avec vous même !

  • Est-ce que je pourrai fumer ?

Si vous êtes fumeur, demandez si vous pourrez fumer dehors, notamment la journée lors de vos pauses. Certains agriculteurs précisent sur leur profil ne pas apprécier les accros à la nicotine. Pareil si vous tenez à votre verre de vin rouge au moment du dîner.

Quand partir faire du wwoofing ?

Si vous avez toute latitude sur vos dates de séjour, posez-vous la question de la saison idéale. Pour le maraîchage, c’est souvent plus agréable du printemps au début de l’automne. Mais partir en automne ou en hiver est heureusement possible. C’est aussi l’occasion d’observer les conditions de travail des paysans lors des saisons les plus dures. Certains bénévoles font ainsi un an de wwoofing, dans différentes fermes.

Avant de partir en hiver, soyez là aussi honnête avec vous-même. L’hiver, selon les fermes, vous aurez peut-être à chauffer une yourte au poêle, y compris la nuit. Il arrive que les toilettes (sèches) soient dehors. Parfois, il faut chauffer l’eau au gaz pour sa toilette. Dans ce cas, oubliez les douches chaudes et réconfortantes après une journée passée dans le froid. Gens de la ville, êtes-vous prêts ?

Livres et sites utiles

Si vous avez envie d’en savoir plus sur le wwoofing, vous pouvez lire Wwoofing, pour des vacances solidaires, économiques et écologiques (2013), de Nathalie Jouat, aux éditions Yves Michel. Pour trouver des sentiers de randonnée, pour votre temps libre, vous pouvez consulter le site participatif Visorando. Il permet d’avoir des idées de balades, même dans les coins peu traités dans les guides traditionnels de randonnée. Bon voyage !

Auteur : Cyrielle Chazal, journaliste environnement


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