les moissons du futur de Marie-Monique Robin

Les moissons du futur, de Marie-Monique Robin

Les moissons du futur explique pourquoi, aujourd’hui encore, près de 900 millions de personnes ne mangent pas à leur faim. Mais le documentaire montre également les alternatives pour résoudre la question alimentaire, en respectant l’environnement et les ressources naturelles.

« Tout a commencé sur un plateau de télévision où Jean-René Buisson, le président de l’Association nationale de l’industrie agro-alimentaire, expliquait qu’il n’y avait pas d’alternative aux pesticides. Selon lui, si on passait à une agriculture bio, cela entraînerait une baisse de la production de 40 % et une augmentation des prix de 50 %. C’est ce discours qui est majoritairement relayé par les médias. J’ai donc décidé d’enquêter », explique Marie-Monique Robin, journaliste d’investigation.

Marie-Monique Robin a enquêté autour du monde à la recherche de solutions permettant la transformation de l’agriculture actuelle en une agriculture durable garantissant la sécurité alimentaire de tous les pays. Pour cela, il faudra revoir de fond en comble le système de distribution des aliments et redonner aux paysans un rôle clé.

Les solutions passeront par l’agroécologie et les circuits courts. « Au fil de mon enquête, je me suis rendu compte que le discours des industriels est totalement faux : l’agroécologie permettrait de nourrir la planète », affirme Marie-Monique Robin.

Au Mexique et aux États-Unis, Marie-Monique Robin voit l’héritage de l’agriculture traditionnelle menacé par un traité commercial inéquitable. Au Malawi, en Allemagne et au Kenya, elle nous fait découvrir la sophistication et l’efficacité des techniques culturales bio. Le Sénégal nous montre comment la souveraineté alimentaire peut être restaurée. Le Japon illustre l’importance de l’alliance entre paysans et consommateurs pour changer la production agricole.

Les moissons du futur dès demain

« Je suis revenue pleine d’espoir de ce voyage parce s’il y avait une vraie volonté politique, grâce à ce modèle, on pourrait nourrir le monde très vite. En 4 ou 5 ans, tout serait réglé », affirme Marie-Monique Robin.

Les moissons du futur vise donc à établir que l’agroécologie serait une solution durable pour nourrir 9 milliards d’humains en 2050. L’adaptation serait d’autant plus facile, qu’à l’inverse des idées reçues, l’agriculture industrielle ne produit actuellement que 30 % de l’alimentation mondiale.

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Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

Visionner la bande-annonde de Les moissons du futur

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  • walter99

    pour ceux qui ont encore des illusions sur les ogm :Lu sur le site de la FDA qui contrôle la toxicité des aliments aux Etats-Unis: « Les aliments dérivés de variétés végétales développées par les nouvelles méthodes de modification génétique sont réglementés dans le même cadre et selon la même approche que ceux issus du croisement traditionnel des plantes. » sur le site site fda.gov 1992 may new plant varieties . Cette assimilation des OGM avec les produits issus de l’agriculture traditionnelle était l’une des revendications principales de Monsanto. Cela aura de nombreuses répercussions sur le système de distribution commerciale, notamment l’absence et l’ INTERDICTION d’étiquetage spécifique pour les produits alimentaires contenant des OGM.De fait cela ôte la liberté de choix des consommateurs qui n’ont d’autre alternative que de se tourner vers les produits labellisés « agriculture biologique » pour garantir une alimentation sans OGM. Le referendum de Californie en novembre est le seul moyen d’obliger à un étiquetage ,et c’est la terreur de Monsanto qui dépense des sommes folles contre ce referendum, honte à ceux qui ont honte de leurs produits!