Les abeilles ont un nouveau documentaire grand public. Après Le Mystère de la disparition des abeilles de Mark Daniels qui était une enquête cherchant à comprendre les causes de leur disparition, ce documentaire de  Markus Imhoof tranche : l’Homme a tellement modifié son rapport aux abeilles que celles-ci ne survivent plus.

Des abeilles et des hommes de Markus Imhoof

Des abeilles et des hommes de Markus Imhoof. Note : 3/4. PHOTO//DR

« Aujourd’hui les abeilles ne se portent pas très bien », rappelle le film. Les abeilles sauvages n’existent quasiment plus ; elles sont entièrement domestiquées et doivent être bourrées de médicament pour ne pas être stressées.

Usage à outrance de pesticides, dopage des abeilles par des médicaments, reines remplacées annuellement, tout le mode de vie des abeilles est bouleversé. Des abeilles et des hommes montre à quel point le rapport entre les abeilles et les hommes s’est dégradé en moins de 50 ans. Aux Etats-Unis, elles sont transportées sur des milliers de kilomètres pour aller butiner tantôt le nectar des amendiers en Californie, tantôt les cerisiers de Washington. Le voyage doit se faire le plus vite possible, sinon elles ne survivront pas. La pollinisation est devenue, elle aussi, industrielle.

En Chine, des régions entières n’ont plus d’abeilles, la pollinisation se fait à la main. « Qui est le meilleur pollinisateur ? L’Homme ou l’abeille ? » s’interroge le narrateur.

L’exemple des amandiers californiens

L’exemple était déjà montré dans Le Mystère de la disparition des abeilles. Il est repris dans ce documentaire. Un tiers de notre alimentation dépend directement de l’activité pollinisatrice des abeilles. Leur destruction menace cette alimentation et surtout la quasi-totalité des fruits et légumes. 80% des amandes du monde sont cultivées en Californie : la pollinisation des 300 000 ha d’amandiers californiens nécessite chaque année 36 milliards d’abeilles. Sans elles, seulement 10 kg d’amandes seraient obtenues par hectare, mais grâce à leur travail, les rendements montent à 700 kg par hectare !

Les milieux naturels sont riches en variétés de pollen et en nutriments. Les monocultures quant à elles n’engendrent qu’une seule source de pollen. Pour éviter des carences, un système d’alimentation riche en protéines, graisses, vitamines et minéraux est mis en place dans les ruches. On va jusqu’à leur donner des antibiotiques par prévention, car il n’est plus possible pour elles de s’adapter. La conclusion s’impose d’elle-même : quelque chose, quelque part s’est vraiment détraqué, pourrons-nous y remédier ?

On a particulièrement aimé les images capturées dans les ruches qui sont époustouflantes. La caméra entre dans l’intimité de la ruche, filme les ouvrières au travail, la transformation des larves et la naissance d’une reine ! Là encore, c’est une belle note de ¾ !

Bande-annonce de Des abeilles et des hommes

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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coco

Film choc!Et pour choquer il faut le méchant ,l’apiculteur américain(peut-on encore lui donner ce nom?) avec dialogue caricatural(spontané ou écrit ?) et le gentil,pas tout à fait gentil puisqu’il tue, enfume et brûle les abeilles.Rien sur les petits apiculteurs français qui ne savent plus où mettre leurs ruches pour les soustraire aux champs de colza et maïs pollués par le CRUISER(de la société SUISSE SYNGENTA tiens!tiens!le réalisateur est suisse coincïdence?). Les pesticides tuent les abeilles et l’homme.