Yannick Jadot arrive en tête de la primaire écologiste avec 27,7% des suffrages. Un classement justifié par ses mesures fortes et son passé d’activiste, qui séduit une partie de la jeunesse. L’eurodéputé affrontera au second tour l’économiste Sandrine Rousseau.

Pour ses électeurs, Yannick Jadot est le candidat le plus rassembleur et le meilleur pour représenter les écologistes à l’élection présidentielle de 2022. // Eric Coquelin

Transformation sociale, décroissance, égalité hommes-femmes… La plateforme d’idées 2022 l’écologie de Yannick Jadot réunit au total 15 propositions pour “une République écologiste et sociale”. Parmi elles, le candidat entend investir 20 milliards d’euros dans l’innovation et l’économie, créer un revenu citoyen pour les plus précaires et sortir de l’élevage intensif. Il prévoit également d’interdire les ventes des voitures diesel et thermiques classiques à partir de 2030. Enfin, il envisage d’établir un plan de sortie du nucléaire sur quinze ou vingt ans.

Yannick Jadot rassemble

“La bonne personne au bon moment”. Eric, 45 ans, directeur des ressources humaines, pense qu’il s’agit du candidat idéal pour représenter Europe Ecologie les Verts (EELV) à l’élection présidentielle de 2022. Marie, 19 ans, étudiante en sciences politiques, établit le même constat. “C’est le candidat le plus réaliste”, affirme-t-elle à son tour. La politique de terrain du candidat écologiste et ses convictions d’activiste apportent de l’espoir aux militants écologistes. “Yannick Jadot rend l’écologie accessible à tous, au-delà des clivages politiques droite-gauche”, témoigne la jeune femme. L’étudiante voit sa candidature comme “la dernière chance pour qu’un candidat écologiste atteigne la présidence”.

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Comme Marie, Éric se préoccupe de l’urgence environnementale et observe une prise de conscience grandissante. “Le vert gagne du terrain en Europe, l’écologie est au centre des préoccupations”, constate le quadragénaire. Un domaine où Yannick Jadot s’investit depuis ses études universitaires. Dans les années 1990, il part vivre au Burkina Faso et au Bangladesh pour défendre des causes caritatives avant d’adhérer au parti Les Verts en 1999. Il devient par la suite directeur de campagne de l’association Greenpeace France de 2002 à 2008. Ce parcours séduit ses électeurs. “Il est écologiste depuis toujours” résume Éric.

Un candidat engagé depuis 30 ans

Cette “chance” de parvenir au second tour de la présidentielle, Yannick Jadot la doit principalement à sa notoriété. Éric le considère comme “le candidat écologiste loyal à sa famille politique”. Son profil d’élu parlementaire et son expérience européenne font de lui le “candidat écologiste le plus connu de France”. Son passé d’activiste séduit ses votants, marquant une volonté de transformer les sociétés. “Par son statut de député européen, il apporte une capacité de résistance aux lobbyistes”, déclare le directeur des ressources humaines.

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“Il parle beaucoup de l’Europe et la veut écologique et sociale”, soutient Guillaume, également étudiant en sciences politiques. Selon lui, le parcours militant et associatif de l’eurodéputé le démarque aussi comme le candidat qui porte une “écologie de combats”. Pour la jeunesse militante, le candidat arrivé en tête du premier tour de la primaire donne l’opportunité de pouvoir agir. “Il fait confiance aux jeunes, et cela est plutôt rare en politique” se réjouit Guillaume. Des conditions réunies pour que Yannick Jadot soit “l’occasion historique pour qu’un candidat écologiste gagne la présidentielle”.

“Derrière les mots, il y a une réflexion”

Pour les partisans de Yannick Jadot, il n’y a pas d’écologie de combat sans solution. “Il apporte des réponses précises et détaillées, insiste Guillaume, derrière les mots, il y a une réflexion”. Comme exemple, l’étudiant de 21 ans retient comme mesure phare de son programme “la transformation de la société” et sa volonté de décroissance. La fin du carbone et des microplastiques figure parmi les propositions phares de l’eurodéputé EELV : “Au-delà de planter des arbres, il faut des mesures fortes”.

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Un point que rejoint Éric, qui apprécie la “radicalité” du candidat écologiste. Un trait qu’il n’attribue pas à Sandrine Rousseau. “La radicalité n’est pas ce qu’elle incarne.” Le directeur des ressources humaines justifie ses propos avec les propositions présentées par l’eurodéputé. “Ce n’est pas tout d’en finir avec la voiture. Il faut savoir accompagner ces changements.” La campagne de Yannick Jadot convainc également Marie qui voit en lui “le candidat le plus logique”.

Sophie Cayuela

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