Bien qu’il soit interdit depuis 1993, le chlordécone cause toujours des dégâts aux Antilles. // PHOTO: Dietmar Temps / Shutterstock

Le gouvernement a annoncé mercredi le lancement d’un quatrième plan chlordécone pour la période 2021-2027. Son objectif sera de lutter contre les conséquences de la pollution à long terme de cet insecticide aux Antilles.

Son budget sera de 92 millions d’euros. Le Programme des interventions territoriales de l’Etat (PITE) financera 31 millions d’euros. En parallèle, 16 millions d’euros proviendront de fonds européens.

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Ce plan permettrait de poursuivre “les mesures déjà engagées pour réduire l’exposition des populations à la pollution par le chlordécone”. Les populations touchées vivent en Guadeloupe et en Martinique. De plus, un communiqué interministériel indique que « des mesures d’accompagnement seront déployées ».

Le chlordécone, un « scandale environnemental » aux Antilles

Emmanuel Macron a jugé que la pollution des sols au chlordécone est un « scandale environnemental ». Dans les bananeraies des Antilles, les agriculteurs l’ont utilisé entre 1972 et 1993. Désormais, cet insecticide a infiltré les sols pour des centaines d’années. Ainsi, la pollution a atteint les eaux et les productions agricoles. Or, la toxicité du chlordécone et son pouvoir persistant dans l’environnement étaient connus depuis les années 60.

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Aux Antilles, cet insecticide est un dossier ultra sensible. En effet, c’est un perturbateur endocrinien et cancérogène probable. Selon Santé publique France, le chlordécone contamine plus de 90% de la population adulte en Guadeloupe et en Martinique. Dans le même temps, les populations antillaises présentent un taux d’incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde.

Natura Sciences avec AFP

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