Grâce à l’autodiagnostic, aux objets connectés, aux applications d’e-santé et aux e-textiles, votre diagnostic est à bout de bras, prêt en quelques minutes !

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L’e-santé et l’autodiagnostic viennent en complément des avis de professionnels de santé. PHOTO//CC0 Domaine public

L’autodiagnostic et l’e-santé ne cessent de se développer. D’ores et déjà, des kits vendus en pharmacie ou envoyés par des laboratoires d’analyses médicales à domicile permettent d’améliorer la connaissance de sa santé. Au-delà des autotests, les applications de suivi avec l’aide d’objets connectés fleurissent sur smartphones. Elles permettent de suivre sa santé au quotidien : son poids, son alimentation, son sommeil, son activité sportive, sa tension, son pouls, sa température… Et même sa vision ou son audition. Néanmoins, notez bien que l’autodiagnostic et les objets connectés ne se substituent pas à l’avis d’un professionnel de la santé.

Le diagnostic s’invite à domicile

Vous avez des doutes sur une pathologie, mais ne pouvez ou ne voulez pas vous rendre dans un laboratoire médical ou chez un médecin? Avant de faire appel à un docteur en ligne, de plus en plus de personnes font appel aux autotests.

Grosesse, allergies, carences, cholestérol, infection urinaire, ménopause, détection de cannabis, tétanos, intolérance au gluten, carence en fer, niveau de cholestérol… Voici un panorama des autotests que vous pouvez réaliser à domicile grâce à une simple goutte de sang ou d’urine. Les lecteurs masculins pourront même mesurer la concentration en spermatozoïdes dans une goutte de sperme pour vérifier leur fertilité. Le résultat, sous forme de bandes colorées, vous est délivré en quelques minutes. Les tarifs pour ces différents autotests sont généralement assez abordables, à partir de 10 euros.

Pour les personnes craignant pour la pollution de leur corps par différents toxiques, les kits de prélèvement fournis par Kudzu Science vont encore plus loin. A partir d’une mèche de cheveux, l’entreprise analyse votre exposition aux pesticides, au bisphénol A, aux PCB, aux métaux lourds, au mercure, au plomb, aux perturbateurs endocriniens… Mais elle permet aussi de faire un bilan de votre consommation d’alcool ou de tabac. Il faudra tout de même débourser entre 89 € et 249 euros pour chaque test.

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Des applications de santé connectée

Les chercheurs commencent à s’intéresser à l’intérêt des objets connectés pour la santé. Si dans la majorité des cas, il ne s’agit pas de dispositifs médicaux, ils peuvent avoir un intérêt médical en prévention de maladies ou chez des personnes souffrant de maladies chroniques. L’objectif des chercheurs est donc de définir les populations pouvant en bénéficier réellement et dans quelles conditions d’utilisation.

La population des pays développés étant vieillissante, le nombre de personnes atteintes de maladies chroniques augmente sans cesse. Compte tenu des coûts élevés de suivi de ces patients, il faut développer des méthodes alternatives de suivi. Et l’e-santé deviendra centrale. De quoi imaginer rapidement le développement massif des autotests, des auto-prélèvements et des applications de suivi.

Les e-textiles au service de votre santé

Plusieurs recherches s’intéressent également à l’utilisation d’e-textiles pour des utilisations en santé. Ils suivent ou traitent des maladies, enregistrent des paramètres médicaux. Au Laboratoire de recherche GEMTEX à l’école d’ingénieurs textile de Roubaix ( ENSAIT), des capteurs placés dans des textiles intelligents permettent de suivre le rythme cardiaque et le cycle respiratoire du porteur. Ces vêtements connectés peuvent par exemple être utilisés par des pompiers en intervention.

Le laboratoire travaille également sur une ceinture ventrale pour femmes enceintes, qui détecte les mouvements fœtaux. Des bonnets permettent de faire l’électro-encéphalogramme pour détecter le risque de crise d’épilepsie par exemple. D’autres applications concernent le monitoring des personnes âgées, des sportifs et des personnes atteintes de diverses maladies. « Nous sommes au dernier stade avant commercialisation sur certains produits, notamment les textiles qui traitent l’adénocarcinome, un cancer de la peau, traité par photothérapie », estime Guillaume Tartare, chercheur au Laboratoire GEMTEX.

Plusieurs start-ups se lancent dans l’analyse de la variabilité cardiaque dans le secteur du sport pour suivre les risques vasculaires, car les contraintes en termes de normes y sont beaucoup simples .Toutefois, quelques textiles connectés sont déjà commercialisés en santé. Ainsi, Neomedlihht est une société lyonnaise qui fabrique des textiles lumineux pour guérir les nourrissons de la jaunisse. Pour sa part, @-Health crée un service de monitoring des personnes qui ont un problème cardiaque.

Internet et les questions de santé

Le deep learning (ou apprentissage statistique profond) ouvre une nouvelle ère pour la médecine : l’intelligence artificielle va révolutionner le diagnostic. Notamment, tout le monde connait Siri, l’intelligence artificielle disponible sur iPhone. Désormais, vous allez découvrir MedWhat, l’intelligence artificielle développée par des médecins de l’université californienne de Stanford. Disponible sur Internet, elle répond à toutes les questions portant sur la santé des utilisateurs, via un robot conversationnel. Plus besoin de rechercher un médecin ou autres spécialistes en ligne !

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com


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