Restée longtemps insoupçonnée par le plus grand nombre, la pollution de l’air intérieur aujourd’hui inquiète. Poussières, produits ménagers, parfums d’intérieur… nuisent à la qualité de l’air confiné. Au travail ou à la maison, l’air est souvent trop peu renouvelé. Ce manque d’aération est à l’origine de plusieurs maladies, parfois graves. C’est pourquoi de plus en plus de Français optent pour l’installation d’un purificateur d’air. À la maison ou au travail, est-il une bonne solution ?

purificateur d'air

L’air extérieur est beaucoup moins pollué que l’air intérieur, même en ville. PHOTO//Chaymaa Deb

Qui ignore aujourd’hui que l’air intérieur est tout autant, sinon plus, pollué que l’air extérieur ? Plusieurs facteurs sont en cause pour expliquer cette pollution insidieuse. Poussières, bougies, fibres synthétiques, produits ménagers… voici quelques éléments qui contribuent à la pollution de l’air intérieur. Pour contrer ce phénomène, il faudrait idéalement aérer au maximum son logement. Il faudrait le faire au moins dix minutes par jour, et ce même dans les villes les plus polluées. Aussi étrange que cela puisse paraître aux non-initiés, l’air extérieur est très souvent moins pollué que l’air intérieur.

Le purificateur d’air, gageure d’un air pur

La qualité de l’air intérieur est d’autant plus importante que nous passons énormément de temps en intérieur. « On peut ainsi observer, pour certains polluants, une concentration jusqu’à 15 fois plus importante à l’intérieur qu’à l’extérieur » estime le ministère de l’Environnement. Selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, nous passons en moyenne 16h et 10 minutes par jour dans notre logement. Ajouté à cela le temps passé dans les bureaux, on estime que l’on passe environ 80% de notre temps loin du grand air. C’est pourquoi certains Français optent pour la pose d’un purificateur d’air à leur domicile. Pour un prix allant de quelques dizaines à un millier d’euros, ces appareils promettent de retrouver un air pur.

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L’acquisition d’un purificateur d’air peut dans certains cas être essentiel. Selon l’Unicef, trois enfants sur quatre respirent quotidiennement un air pollué en France. Principalement en cause, le trafic routier qui génère 63% des émissions d’oxyde d’azote. L’association affirme même que près des grands axes routiers, les enfants asthmatiques sont 15 à 30% plus nombreux que dans les zones moins polluées. Dans les logements exposés à la pollution, un purificateur d’air peut être essentiel car ouvrir les fenêtres ne suffit pas. Quelle que soit la manière de le faire, se prémunir contre la pollution atmosphérique est capital. Chaque année en France, la pollution de l’air cause 67.000 décès.

Filtrer les particules fines en intérieur

Mais avant d’acheter un purificateur d’air, il serait intéressant de savoir comment cet appareil fonctionne. De façon très simple, le purificateur d’air va capter l’air ambiant et le filtre. Les purificateurs d’air sont même équipés de plusieurs filtres. Les plus gros servent à capter la pollution visible à l’œil nu comme la poussière ou les poils d’animaux. Plus fins, les filtres à charbon actif permettent de débarrasser l’air des fumées et des gaz chimiques. Enfin, un filtre HEPA, inspiré des technologies médicales, retient les particules fines, les acariens ou encore les moisissures. Une fois passé par cette succession de filtres – pouvant également être supérieur à trois –, il relâche dans un air délesté de toutes ses substances polluantes.

En somme, un purificateur d’air permet de filtrer les particules fines, mais aussi les bactéries, les acariens, ou les composés chimiques. Les pollens sont également captés par les purificateurs d’air. Ce qui peut être salvateur au printemps pour les personnes sujettes au rhume des foins. Mais pour être efficace, un purificateur d’air doit être correctement entretenu. Il faut notamment changer les filtres régulièrement. Ainsi, les filtres à charbon actif se changent tous les six mois. Les filtres HEPA quant à eux peuvent l’être tous les ans, voire une année sur deux.

Auteur : Chaymaa Deb, journaliste du webzine Natura-sciences.com


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