Le 29 mars 2017, le Royaume-Uni faisait valoir l’article 50 du Traité de l’Union européenne dans l’objectif d’initier une procédure de retrait inédite. Les négociations entourant le Brexit doivent aboutir au plus tard en 2019. Quels impacts cette sortie aura-t-elle sur les politiques écologiques européennes ?

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Quelles conséquences aura le Brexit sur les politiques énergétique et environnementale européennes? PHOTO//Duncan Hull sur Flickr

Pour le moment, tout reste hypothétique. Il faudra attendre encore quelques mois pour étudier les impacts de la question environnementale dans le cadre des négociations. En attendant, les ONG continuent d’exprimer leurs doutes quant à l’avenir des politiques environnementales en Europe après la sortie du Royaume-Uni.

La question des normes environnementales et de leur contrôle

Le Brexit ne doit pas remettre en cause l’acquis communautaire au niveau environnemental. Sans quoi les conséquences sur la préservation de la biodiversité ou encore la pollution de l’air seraient dramatiques, selon plusieurs ONG. Toutefois, il semblerait que certaines normes ne seront plus appliquées, comme celles exigeant des rapports à la Commission européenne.

Un autre obstacle apparaît : la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) ne sera plus compétente pour faire respecter les règles environnementales dans le pays. Les Britanniques qui souhaitent faire valoir ce droit ne pourront pas se saisir de l’institution. Selon les ONG, le Royaume-Uni ne doit pas avoir accès au marché unique avec des normes environnementales moins-disantes.

D’autre part, la perte de l’expertise du Royaume-Uni sur les questions environnementales est aussi un sujet préoccupant. Effectivement, les Britanniques ont joué un rôle moteur sur divers dossiers tels que la réforme sur la pêche, le verdissement de la politique agricole et les contributions à la lutte contre le changement climatique. Toutefois, cela permettra peut-être à l’Union européenne d’avancer sur d’autres sujets. Cela pourrait être le cas pour l’efficacité énergétique ou les sables bitumineux pour lesquels le Royaume-Uni poussait davantage vers la déréglementation.

Climat et environnement : le Brexit laisse place à l’incertitude

Le Brexit peut libérer le Royaume-Uni des normes environnementales européennes, mais devrait respecter ses engagements. Le pays a notamment ratifié l’Accord de Paris et a pris des enagements ambitieux. L’Union européenne devra donc retirer elle-même la Grande-Bretagne de son INDC (Intended nationally determined contribution ou Contribution prévue déterminée au niveau national en français) et faire de nouvelles propositions plus ambitieuses pour respecter ses propres engagements.

Le Brexit laisse place à une période d’incertitude. Même si la plupart des objectifs environnementaux du Royaume-Uni ont été contractés en dehors du cadre européen ou sont retranscrits dans les lois nationales.  De plus, cette sortie devrait entraîner une baisse du cours de la livre. Cela pourrait encourager le recours aux solutions polluantes comme l’allongement de la durée de vie des centrales thermiques et même l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels.

Le climat et l’environnement ne sont pas les seuls à être impactés par le Brexit. En matière de finance, le système de trading automatique est incompatible avec ce type d’événement exceptionnel. Contrairement aux humains, le trading automatisé ne peut pas s’adapter aux situations inattendues ce qui génère une forte volatilité sur les marchés financiers.

Auteur : Neil Buckland, contribution bénévole

Avertissement: cet article est une contribution bénévole et ne reflète pas forcément la position de la rédaction. 


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