La population d’ours brun est estimée à 250 000 ours bruns dans l’hémisphère nord dont une vingtaine vit actuellement dans les Pyrénées. L’avenir de la population pyrénéenne d’ours n’est donc toujours pas assuré.

La population d'ours brun est estimée à 250 000 ours bruns dans l'hémisphère nord dont une vingtaine vit actuellement dans les Pyrénées

La population d’ours brun est estimée à 250 000 ours bruns dans l’hémisphère nord dont une vingtaine vit actuellement dans les Pyrénées

Le premier ours, l’hémicyon, est apparu il y a environ 20 millions d’années.  Au cours de l’Antiquité, l’ours brun peuplait la quasi-totalité de l’Europe.  Cependant, avec le développement des sociétés humaines, il a dû reculer vers des zones de montagnes moins accessibles.

En France, dès le 19ème siècle, la population n’existe plus que dans les Pyrénées et les Alpes. L’espèce a connu un déclin rapide dès le début du vingtième siècle pour arriver dans les années 80 à une quinzaine d’individus puis à 6 au début des années 90. Au cours du seul vingtième siècle, les territoires occupés par les ours se sont réduits de 80% en Europe. Le programme de réintroduction mis en place dans les Pyrénées vise à restaurer une population d’ours viable.

Comment vit un ours brun ?

L’ours brun est susceptible de fréquenter divers habitats, dès lors qu’ils comprennent des parties boisées peu utilisées par l’Homme.Son comportement alimentaire varie en fonction des ressources du territoire mais il constitue globalement un omnivore opportuniste à nette dominante végétarienne. La femelle met normalement au monde deux ou trois oursons tous les trois ans.

L’ours brun est une espèce protégée ne présentant qu’une seule et même espèce : Ursus arctos. A la naissance, ils ne pèsent que 300 grammes, mais prennent environ quinze kilos par an pour atteindre un poids adulte de 80 à 150 kilos pour une femelle et 120 à 250 kilos pour un mâle. En Europe, l’ours brun est principalement nocturne, son activité saisonnière est essentiellement rythmée par la période du rut et la recherche de nourriture pour l’accumulation de graisse préalablement à l’hibernation.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com


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