Espèce vulnérable selon le livre rouge de l’UICN, le statut de la tortue olivâtre est préoccupant dans l’océan Atlantique. D’importantes captures accidentelles par les crevettiers et autres chalutiers industriels pourraient expliquer les très fortes chutes de populations. Leur petite taille et leur faible poids font des femelles des tortues faciles à capturer sur une plage. L’exploitation dramatique des œufs est cause d’un impact certain sur le renouvellement des générations.

Tortue olivâtre sur une plage. © Renaud Fulconis / Awely

La tortue olivâtre présente une distribution exclusivement tropicale. Elle aime fréquenter les estuaires riches en sédiments et en invertébrés. Elle pond habituellement de nuit sur les plages continentales, plus rarement en milieu insulaire, sauf en Afrique. Ses sites majeurs sont trouvés dans l’archipel des Bijagos, sur les îles de Bioko et São Tomé, au sud Gabon, au Congo, en Angola (y compris Cabinda) et les sites mineurs en Sierra Leone, au Libéria, en Côte d’Ivoire, au Ghana, Cameroun, sur la partie continentale de la Guinée équatoriale. En Afrique orientale, les sites majeurs sont au Mozambique.

Le régime alimentaire de la tortue olivâtre est très opportuniste, composé de petits poissons, de crabes, de gastéropodes, de crevettes, de méduses et d’autres invertébrés marins. La maturité sexuelle est probablement vers 7-9 ans. L’espèce est assez fidèle à un site de ponte. Le cycle reproductif est annuel, avec un ou deux nids par saison et 50 à 170 œufs par ponte.

Comment reconnaître une tortue olivâtre ?

La tortue olivâtre, Lepidochelys olivacea, mesure de 63 cm à 75 cm pour un poids variant de 36 à 50 kg. Le nouveau-né mesure en moyenne 4,3 cm pour un poids de 19 g.

Sa dossière est souvent plus large que longue. Ses plaques sont juxtaposées, souvent desquamées. Le polymorphisme de l’écaillure de la dossière est typique de cette espèce avec de cinq à dix costales de chaque côté, très souvent asymétriques, et un nombre de vertébrales pouvant varier de quatre à neuf. Sa tête est de taille moyenne, subtriangulaire en vue dorsale. Les membres antérieurs sont courts avec généralement une seule griffe visible à chaque patte antérieure chez l’adulte. Chaque membre postérieur présente deux griffes. Sa dossière est de couleur vert olive terne à ocre brun, jaune pâle à crème verdâtre sur les côtés de la tête, les parties molles, les pattes et sur la face ventrale. Les becs sont lisses de couleur jaune.

Auteur : Jacques Fréteypour le Manuel des aires protégées d’Afrique francophone (extrait)


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