Il peut paraître difficile de mettre en adéquation ses convictions écologiques avec son mode de vie quotidien. En fait, vivre écolo avec quelques idées en tête, c’est facile ! Tour d’horizon.

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Vivre écolo, en fait, c’est facile! PHOTO//CC0 Creative Commons

Le premier poste à prendre en compte pour préserver l’environnement et sa santé est l’alimentation. Cela permettra de s’affranchir des scandales réguliers que connait l’industrie agroalimentaire. Pour ce faire, les productions locales, bio et de saison en circuits courts sont à privilégier. Il s’agira ici de favoriser les AMAP, les systèmes de paniers et les marchés de producteurs. Manger bio, solidaire, local et de saison, c’est l’idéal ! Si vous ne pouvez vous passer de produits tropicaux tels que le café, le thé, le chocolat et les agrumes, il convient également de privilégier les produits portant la double certification « commerce équitable » et « agriculture biologique ».

Réduire sa consommation de viande et de poissons

Les industriels broient les poussins mâles de poules pondeuses et les reportages de L214 montrent l’enfer des élevages et des abattoirs. Dans le monde, 60 milliards d’animaux sont tués chaque année pour l’alimentation. En France, on abat plus d’un milliard d’animaux par an. Pour diminuer ces souffrances animales, la seule solution est de manger moins de viande !

Par ailleurs, les océans se vident des poissons. Face aux risques de la surpêche, il convient de s’orienter vers la certification MSC qui s’engage pour la pêche durable. Face au développement de l’aquaculture asiatique, l’aquaculture locale est à privilégier. La marque « Charte Qualité – Aquaculture de nos régions », développée par les acteurs de la filière piscicole française, présente notamment un cahier des charges unique pour la production de truites, issu d’une large concertation. La marque garantit la proximité et la fraîcheur des produits,  une traçabilité rigoureuse et un bon suivi sanitaire. Mais aussi le respect de la qualité de l’eau et du bien-être des poissons.

Réduire sa consommation d’eau

Pour réduire sa consommation d’eau, les conseils de base sont bien connus. Il faut privilégier les douches aux bains, ne pas laisser couler l’eau inutilement et équiper ses robinets de réducteurs de débits. Ces conseils supposent aussi de ne pas laver sa voiture au karcher tous les weekend.

Par ailleurs, selon le Water Foot Print, 4.650 litres d’eau sont nécessaires pour produire un steak de bœuf de 300 g et 3.600 litres pour un kilogramme de poulet. Dans un autre domaine, 2.700 litres d’eau sont utilisés pour fabriquer un tee-shirt en coton et 11.000 litres d’eau pour un jean. Il apparaît donc que pour réellement diminuer son empreinte Eau, la priorité est de baisser sa consommation de textiles et de viande.

Si vous habitez en pavillon, vous pouvez également vous équiper de récupérateurs d’eau de pluie pour arroser votre jardin ou pour vos toilettes. Pour réduire la pollution des sols, prendre en compte la problématique de l’eau invite aussi à faire régulièrement la vidange fosse septique si vous n’êtes pas reliés au tout-à-l’égout.

Réduire sa consommation énergétique

Du côté de la consommation énergétique, s’équiper de prises multiples avec interrupteur pour ne pas laisser les appareils en veille ne suffira pas. Il faudra surtout rénover thermiquement son logement et veiller à la température de chauffage en hiver. Du côté des équipements, il faudra s’équiper d’ampoules LED et d’électroménager performant présentant une étiquette énergétique A++ ou A+++. En effet, des produits qui se trouvent en classe énergétique A++ ou A+++ économiseront respectivement 40% et 60% d’énergie par rapport à un produit de la classe A.

Pour favoriser la transition énergétique vers les énergies renouvelables, vous pouvez installer des panneaux solaires, une petite éolienne, et choisir un fournisseur d’électricité « verte » tel qu’Enercoop, Planète Oui, Lampiris ou ekWateur.

Tendre vers le Zéro Déchet pour vivre écolo

Pour diminuer son impact sur les ressources naturelles et les rejets liés à la fabrication de nos équipements du quotidien, il faut réduire sa consommation et réutiliser ou recycler l’ensemble de ses déchets. Toutefois, rappelons que les consignes de tri des déchets varient selon les communes. Il est donc important de connaître les règles édictées par sa ville pour trier au mieux ses déchets.

Les médicaments périmés ou non utilisés sont à ramener à la pharmacie. Les produits chimiques usés, les déchets verts, les gravats, les déchets d’équipement électriques et électroniques, les encombrants, piles, ampoules et cartouches d’encre usagées iront à la déchetterie ou en points d’apport volontaires. Les textiles se retrouveront dans un conteneur du Relais, chez Emmaüs, à la Croix-Rouge, ou toute autre association humanitaire. Pour réduire facilement ses déchets, il conviendra de mettre un auto-collant «Stop-pub» sur sa boîte aux lettres.

Le style de vie Zéro Déchet consiste à réduire au maximum sa production de déchets. Il nous invite à bannir totalement le plastique à usage unique de notre quotidien (vaisselle, rasoirs, briquets…) et l’électroménager superflu. Les produits conditionnés en emballages individuels et les dosettes resteront au magasin. Acheter d’occasion, au rayon vrac et fabriquer soi-même sont les maître-mots du mouvement. Il s’agit, par exemple, d’apporter des sachets en tissu pour emballer ses fruits et légumes en magasin. Mais aussi faire ses propres cosmétiques et détergents et privilégier les objets de bonne qualité à longue durée de vie.

Diminuer la pollution à tous les niveaux

Pour diminuer notre exposition à la pollution, il faut acheter des cosmétiques et des produits ménagers plus naturels. Sans oublier de bannir les textiles contaminés. Il existe plusieurs garanties sérieuses pour nous aider dans ce choix. Pour les produits d’entretien, il y a l’écolabel européen ou NF Environnement. Du côté des cosmétiques, on s’orientera vers Ecocert, Cosmébio ou Nature et Progrès. Et pour les textiles, Global Organic Textile Standard (GOTS) et Oeko-Tex Standard 100. Enfin, pour les produits de construction et de décoration, privilégions les produits présentant une étiquette d’émissions dans l’air intérieur de note A+.

Pour éviter la déforestation, les certifications FSC et PEFC garantissent une gestion durable des forêts. Celle-ci est respectueuse de l’environnement, socialement bénéfique et économiquement viable. L’intégralité de la chaîne d’approvisionnement et de distribution doit détenir la certification pour garantir un produit certifié au consommateur final. Ils sont apposés sur le papier ou des meubles.

Enfin, concernant la mobilité, privilégions l’autopartage et les mobilités douces. Et ce, en attendant de pouvoir recharger notre future hybride, notre voiture propulsée à l’hydrogène, au biométhane ou à l’énergie électrique d’origine renouvelable. En ville, les pics de pollution sont principalement dus aux voitures, au chauffage et à l’agriculture. N’oublions pas que ces pics révèlent, en absence de vent, la pollution diffuse qui nous empoisonne quotidiennement. Pour diminuer cette pollution, nous pouvons tous chauffer moins et réduire nos déplacements en voiture.

Auteur : Matthieu Combe, auteur du livre Consommez écologique : Faits et gestes


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