barrage de sivensLe projet de construction du barrage de Sivens, dans le Tarn, attire les opposants écologistes. Début septembre, les pouvoirs publics ont décidé de démarrer les travaux de déboisement, engageant la destruction partielle de la zone humide du Testet.

Sur place, des affrontements entre gendarmes et opposants au projet font rage. Et ce malgré les recours déposés devant la justice, comme ce fut le cas pour Notre-Dame-Des Landes.

Mais hier, Ségolène Royal a nommé une mission d’expertise pour favoriser le dialogue et vérifier les garanties d’une gestion durable de la ressource en eau. « La ministre de l’Écologie sera particulièrement attentive à ce que le projet permette d’assurer une gestion durable de la ressource en eau et ne participe pas au développement d’une agriculture intensive« , note le communiqué du Ministère.

Cette exertise aura pour mission de vérifier « la qualité et l’ambition du projet de territoire et des mesures compensatoires visant à préserver la biodiversité du site, en accord avec le président du Conseil général du Tarn« . Cela suffira-t-il à arrêter les affrontements entre opposants et forces de l’ordre ?

Une opposition qui fait rage

Ce barrage engage notamment la destruction d’une zone humide de 13 hectares, dans un secteur classé zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique où vivent 94 espèces protégées. Le barrage d’une emprise totale de 48 hectares, doit retenir  1,5 million de mètres cube d’eau pour assurer l’irrigation de quelques champs. Les opposants dénoncent un barrage au service d’une agriculture intensive.

Les autorités ont poursuivi ce week-end et lundi matin les travaux de déboisement. Dimanche, près d’un millier de personnes se sont rassemblées sur les lieux de manière pacifique pour exprimer leur opposition à ce projet. Ils appellent à stopper les travaux de déboisement en attendant l’examen de tous les recours par la justice et exigent un moratoire pour évaluer l’utilité et la pertinence d’un tel projet.

Lire aussi : Barrage de Sivens : résumé de la situation

Sur le terrain, les bombes lacrymogènes pleuvent, à proximité de militants pacifiques enterrés jusqu’aux épaules afin d’empêcher le passage des machines de déforestation:

Auteur : Hugo Lebout, journaliste du webzine Natura-sciences.com

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