Ecomouton: les moutons comme tondeuses écologiques!

Paru le 12.12.13 - Dernière modification le 11.12.13 - Un commentaire

Ecomouton est une jeune PME qui loue des moutons aux entreprises et aux collectivités pour tondre leurs pelouses. Quoi de plus naturel pour éviter les nuisances liées au bruit de la tonte mécanique et à la pollution des produits phytosanitaires ?

ecomouton moutons

Des entreprises adoptent des moutons d’Ouessant pour tondre leurs pelouses ! © Marilg2012

Aux pesticides et aux tondeuses mécaniques, des entreprises préfèrent l’écopâturage ! Des moutons paissent toute l’année sur leur terrain et les entretiennent sans faire de bruit. Les moutons proposés par Ecomouton sont des moutons d’Ouessant, une race rustique originaire de l’île du même nom. En tant que plus petits moutons du monde, ils mesurent moins de 50 cm au garrot et ne pèsent pas plus de 20 kg !

Ecomouton s’adresse principalement aux entreprises qui ont de grandes surfaces d’espèces à entretenir. Il s’agit notamment des sites avec des entrepôts, des lieux de stockage ou de bureaux. En effet, pour adhérer au système, il faut tout de même une surface minimum de 3000 m2 pour l’installation de 2 moutons !

17 sites de tonte sont actifs début décembre 2013, pour un cheptel de 330 moutons. Trois sites supplémentaires en Ile-de-France viendront agrandir le cheptel de 120 têtes d’ici la fin de l’année. Si les sites actuels se retrouvent principalement dans le Nord et dans l’Ile-de-France, l’entreprise espère s’étendre sur 20 sites supplémentaires au niveau national en 2014 ! Des installations sont d’ores et déjà prévues en Région Centre et dans les Pays de la Loire.

« Les tarifs commencent à 240 euros par mois pour deux moutons, mais les retours d’expériences montrent que les dépenses liées à la tonte diminuent de 20 % en moyenne pour les entreprises qui travaillent avec nous », explique Sylvain Girard, Président-fondateur d’Ecomouton. De plus, l’arrêt de la tonte mécanique et de l’utilisation des pesticides permet de retrouver une certaine biodiversité sur les sites. Les avantages ne s’arrêtent pas là : les crottes de ces moutons, de petites tailles sont peu odorantes, sèchent rapidement et rentrent dans le sol, apportant un engrais naturel, permettant de retrouver le cycle naturel de l’azote et du phosphore.

Des moutons, pour améliorer le cadre de vie de l’entreprise

Les moutons d’Ouessant peuvent vivre dehors toute l’année pour le plaisir des employés. « Les employés sont ravis et adoptent rapidement leurs nouveaux compagnons ; certains leurs donnent même des noms ! », livre Alix Monnin, l’assistance commerciale de la PME.

L’entreprise demande simplement un petit abri où les moutons pourront se réfugier en cas de pluie ou de soleil intense. Ecomouton installera aussi quelques clôtures pour délimiter l’espace de vie des animaux.

Un berger rend visite au troupeau deux fois par mois, en moyenne, pour s’assurer de leur bonne santé, du bon état des clôtures et du site de tonte. Il leur prodigue tous les soins nécessaires, vérifie les grossesses et mesure la qualité de la pâture. L’hiver, il peut également apporter du foin supplémentaire si besoin. Il peut aussi déplacer les moutons, d’une zone de tonte à une autre pour assurer une tonte régulière du site. Entre les visites, un référent doit simplement contrôler l’aspect général des moutons et signaler tout comportement inhabituel !

Auteur : Matthieu Combe

Discussion

Raphael
14 décembre 2013
11:13

L’écopaturage, c’est sûr que c’est une bonne solution. Par contre, il y a quelques points un peu discutables sur l’article et le site de la société : D’abord, il faudra toujours utiliser des désherbants pour les allées. Les pesticides (traitement des arbres? nuisibles?) ne seront pas remplacés par les moutons. En terme de biodiversité, le site explique bien le retour d’insectes et d’oiseaux essentiellement lié à l’arrêt de l’utilisation de machines, mais le pâturages a plutôt tendance à limiter le nombre d’espèces végétales, sauf si on alterne avec des fauchages. Dans ce cas, on perd en partie l’intérêt. En gardant des moutons sur une même parcelle, on se retrouve vite avec une forêt de chardon ou de ronce. L’idéal c’est de mélanger moutons et chèvres par exemple.
Ensuite, 240€ par mois, c’est excessivement cher pour 2 moutons. Si on compte l’achat des animaux, du matériel, les frais véto et même le temps passé, on doit être pas loin du coût annuel. après c’est sûr que si le « berger » doit faire 1h de bouchons pour venir, ce n’est plus très rentable. Je pense qu’il faudrait mieux former quelqu’un sur place pour faire la même chose 5 ou 10 fois moins cher.
Pour finir sur les critiques, le site parle d’animaux non-bruyant. Sauf les brebis qui deviennent très agaçantes quand elles ont un petit.
Donc pour conclure : Excellente solution, autant sur le plan écologique que pour l’évolution des mentalités. Mais encrée dans une démarche bien commerciale…

 

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