Et si 2026 devenait l’année où nos résolutions énergétiques faisaient réellement la différence ?

Réduire sa consommation d’énergie, ce n’est pas seulement un geste pour le climat : c’est aussi un moyen concret de reprendre la main sur ses dépenses, dans un contexte de tensions durables sur les ressources. Chauffage, électricité, mobilité, équipements du quotidien : nos usages pèsent lourd dans la balance énergétique, mais ils offrent aussi des marges d’action immédiates.
En France, le secteur résidentiel représente près de 40 % de la consommation totale d’électricité. Chauffage mal réglé, appareils énergivores, éclairages laissés allumés inutilement : additionnés, ces usages accroissent la demande, les coûts et les émissions associées. S’engager dans la transition énergétique, ce n’est pas seulement changer de technologie, c’est aussi interroger nos besoins, ajuster nos pratiques et consommer moins lorsque c’est possible. À l’échelle d’un foyer, ces choix de sobriété se traduisent par des économies mesurables et une réduction immédiate de la pression sur le système énergétique.
Résolution 1 : Faire évoluer ses gestes et habitudes au quotidien
La première source d’économies d’énergie reste la plus accessible : nos usages quotidiens. Programmer son chauffage plutôt que le laisser fonctionner en continu permet d’adapter la consommation aux horaires de présence. Régler la température à 19 °C dans les pièces à vivre et 16 °C dans les chambres suffit pour le confort, tout en réduisant significativement la facture.
Dans la cuisine et la buanderie, les programmes « éco » des lave-linge et lave-vaisselle sont conçus pour être efficaces dès 30 à 40 °C. Débrancher les appareils en veille limite la consommation dite « fantôme », qui peut représenter jusqu’à 10 % de la facture annuelle. Enfin, lors du renouvellement d’un équipement, choisir un appareil bien classé sur la nouvelle étiquette énergétique européenne (A à C) permet d’éviter des surconsommations durables.
Ces gestes peuvent sembler modestes pris isolément, mais cumulés, ils constituent un levier puissant de réduction de la demande énergétique.
Résolution 2 : Consommer l’électricité au bon moment
Réduire sa consommation passe aussi par le moment où l’on consomme. En France, la production d’électricité est majoritairement décarbonée, mais son intensité carbone varie fortement selon les heures, les saisons et les conditions météorologiques.
L’application EcoWatt permet de repérer les périodes où l’électricité est la moins émettrice de CO₂, lorsque la production renouvelable et nucléaire suffit à couvrir la demande. En décalant certains usages — lancer un lave-linge, recharger un véhicule électrique, chauffer un ballon d’eau chaude — vers ces créneaux, on limite le recours aux centrales fossiles utilisées lors des pics de consommation.
Ces périodes sont fréquentes la nuit, les week-ends, et en journée au printemps et en été. La flexibilité de la demande devient ainsi un levier clé pour intégrer davantage d’énergies renouvelables sans multiplier les infrastructures.
Résolution 3 : Se chauffer autrement, et surtout… moins
Le chauffage représente environ 70 % de la consommation énergétique des logements. Près de la moitié d’entre eux sont encore chauffés aux énergies fossiles, principalement le gaz et le fioul. Avant même de changer de système, la réduction des besoins, via une meilleure régulation ou une isolation adaptée, reste la priorité.
Plusieurs alternatives renouvelables existent. Le biogaz, proposé via des contrats de « gaz vert », constitue une solution de transition intéressante, bien que la ressource reste limitée à l’échelle nationale. En 2024, il représentait un peu plus de 3 % de la consommation de gaz, avec un objectif de 20 % à horizon 2030. Voici une bonne raison de choisir un fournisseur électricité et gaz qui participe à la transition énergétique.
Les pompes à chaleur offrent des performances élevées, produisant trois à quatre fois plus d’énergie qu’elles n’en consomment, à condition d’être adaptées au logement. Leur efficacité dépend fortement de l’isolation et du contexte (maison individuelle, copropriété). Le solaire thermique peut couvrir 50 à 70 % des besoins en eau chaude et, combiné à une pompe à chaleur, réduire significativement la facture énergétique. Le chauffage au bois ou aux pellets présente de bons rendements, mais son bilan carbone reste supérieur à celui de l’électricité française décarbonée.
Résolution 4 : Repenser sa mobilité
Le transport représente environ un tiers de la consommation énergétique finale en France et reste très dépendant du pétrole. L’électrification des véhicules permet de réduire les émissions sur l’ensemble du cycle de vie, surtout dans un pays où l’électricité est peu carbonée. À l’usage, le coût est également plus faible : parcourir 100 km coûte en moyenne deux à cinq euros en électrique, contre huit à dix euros en thermique.
Mais remplacer une voiture thermique par une électrique ne suffit pas à lui seul. Réduire le nombre de kilomètres parcourus, privilégier les transports collectifs, le vélo ou le covoiturage reste le levier le plus efficace. L’électrification gagne à s’inscrire dans une démarche plus large de sobriété de la mobilité, où la question centrale devient : de quels déplacements avons-nous réellement besoin ?












