Le premier satellite 100% brésilien, Amazonie 1, qui fournira des données sur la déforestation, a été lancé dimanche en Inde. Le même jour, une fusée Soyouz a décollé du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. Elle embarquait le premier satellite russe de surveillance du climat de l’Arctique.

Un satellite étudiera la déforestation en Amazonie, un autre le climat de l'Arctique
Lancement du satellite Arktika-M dimanche. PHOTO//Vidéo Roscosmos

L’Institut national de recherches spatiales (INPE) est un centre de recherche brésilien. Il a annoncé “le succès du lancement d’Amazonie 1, à 01H54 (04H54 GMT) ce dimanche depuis le centre spatial Satish Dhawan à Sriharikota en Inde”. Une vidéo publiée par l’agence spatiale russe Roscosmos montre le lancement de la fusée Soyouz dans un ciel gris à 06H55 GMT, transportant un satellite Arktika-M.

Un satellite pour lutter contre la déforestation en Amazonie

Amazonie 1 sera le troisième satellite à rejoindre le système DETER. Ce programme de l’INPE surveille la déforestation en temps réel de la forêt amazonienne brésilienne. “Amazonie 1 fournira des images pour la surveillance de l’environnement et de l’agriculture sur tout le territoire brésilien (…). Il servira également à surveiller la région côtière, les réserves en eau, les désastres environnementaux, entre autres applications”, a détaillé l’INPE qui a travaillé durant huit ans au développement du satellite national.

La forêt amazonienne brésilienne a perdu 8.426 km2 en 2020 à cause de la déforestation. Bien que ce chiffre soit de 8% inférieur à celui de l’année précédente, il reste extrêmement préoccupant de l’avis des spécialistes. Ces derniers mettent en cause la politique du président d’extrême droite Jair Bolsonaro. L’INPE reçoit chaque jour des images en basse résolution des satellites, sur le défrichement des forêts, l’expansion de l’agriculture et l’utilisation des terres. Dès lors, il peut rapidement alerter la police sur des activités suspectes.

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Un satellite pour surveiller le climat de l’Arctique

Le système spatial de surveillance hydrométéorologique et climatique s’appelle “Arktika”. Il est “conçu pour surveiller le climat et l’environnement dans la région Arctique”, a indiqué Roscosmos dans un communiqué.

Ce système nécessitera au moins deux satellites pour fonctionner correctement, toujours selon l’agence spatiale. “Ils fourniront une surveillance permanente, par tous les temps, de la surface de la Terre et des mers de l’océan Arctique”. Le lancement du second satellite Arktika-M est prévu pour 2023, a rapporté l’agence de presse russe RIA Novosti.

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Le développement économique de l’Arctique est l’un des principaux objectifs du président russe Vladimir Poutine. L’Arctique recèle d’énormes réserves de pétrole et de gaz. La Russie, les États-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège notamment se les disputent déjà. Et cette course s’amplifie à mesure que le réchauffement climatique accélère la fonte de la calotte glaciaire. Le mois dernier, des scientifiques britanniques ont constaté que la glace disparaissait des zones polaires à un rythme correspondant aux “pires scénarios de réchauffement climatique”. Cela concerne en particulier les glaces de l’océan Arctique.

Matthieu combe avec AFP

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