L’incinérateur, une solution verte ?
Paru le 21.01.12 - Dernière modification le 20.04.12 - Lu 1 207 fois - Pas de commentaires
L’incinération n’élimine rien, elle transforme la matière de façon radicale et rapide. La combustion s’accompagne de centaines de réactions chimiques simultanées qui transforment en quelques secondes les déchets en résidus solides et gazeux. Un avantage majeur est qu’elle réduit le volume des déchets ultimes à traiter. Ainsi, les résidus solides (mâchefers et cendres) ne comptent que pour 25 à 30% du poids initial des déchets incinérés. Le volume occupé par ces résidus ne compte, quant à lui, que pour 10% environ du volume initial des déchets. L’incinération peut également permettre de récupérer d’importantes quantités d’énergie. Cependant, cette technique présente certains risques et inconvénients. En effet, les résidus gazeux et solides contiennent certains produits dangereux qui doivent être neutralisés ou récupérés. Les normes sont à ce sujet, de plus en plus strictes.
Du déchet ménager à la mâchefer
Les déchets sont déposés dans une grande cuve de stockage. Des lixiviats se forment alors et se gorgent en produits polluants qui se trouvent dans la masse des déchets. Les déchets sont ensuite ramassés par des pelles mécaniques et sont déversés dans la chaîne d’alimentation du four. Les déchets sont alors brûlés dans des fours entre 850 et 1200°C.
A la sortie du four, une partie de ce qui a brûlé se retrouve sous forme de cendres. On retrouve également des résidus grossiers non brûlés. Il peut s’agir de métaux, verre ou même certains plastiques. Ces résidus grossiers sont apelés « mâchefers ». Une fois ces déchets évacués du four, un aimant sert à récupérer les grosses ferrailles. La mâchefer est alors analysée. Si elle contient des traces de métaux lourds, elle est envoyée dans des décharges de catégorie 1, sinon elle peut servir à fabriquer du goudron.
La fumée
Les déchets comme combustible
D’une façon générale, on peut catégoriser le déchet en trois grandes composantes : les matières combustibles, les matières inertes et l’humidité (eau). Les matières combustibles sont majoritairement les produits cellulosiques : Le papier, le bois et les végétaux. Il faut également y ajouter les matières plastiques qui présentent un grand apport énergétique. Selon diverses sources, la part combustible varie en poids de 30 à 60% dans les déchets domestiques. La teneur en eau est très variable selon leur origine et la saison : e de 15 à 40%. L’eau jour un rôle négatif dans la combustion. En effet, elle absorbe de l’énergie par sa vaporisation, plutôt que d’en produire. La proportion des matériaux inertes se situe le plus souvent entre 20 et 30%. Ces plages très variables, dépendant des lieux d’origine du déchet, la composition générale des déchets étant très représentative d’une société.
Cet incinérateur, d’un genre nouveau, permet de créer un nouveau combustible qui possède un pouvoir calorifique accru. Ce combustible est un simple déchet épuré, entreposable, ce qui permet une grande flexibilité d’utilisation. Le combustible est alors utilisé pour chauffer de l’eau et produire de l’électricité ou distribuer de la chaleur. Cette forme de pré-traitement nous éloigne alors de l’incinération traditionnelle, dont le rendement énergétique peut être faible et les pollutions plus importantes.
Les normes établies sont les suivantes depuis fin 2005
Pour les émissions de dioxines et de furannes : 0,10 ng/m³ TE (Toxicity Equivalents);
- Pour les émissions de particules résultant de l’incinération de déchets d’origine médicale et de déchets dangereux : 0,05 mg/m³ (pour les mercures résultants de l’incinération de déchets dangereux) et 0,08 mg/m³ pour les émissions de mercure
résultant de l’incinération des déchets municipaux.
- Pour la teneur totale en poussières : 150 mg/m³ exprimée en moyenne sur une demi-heure.
- Pour les oxydes d’azote (NOx) : 200 mg/m3 soit une réduction d’environ 40% par rapport à la réglementation précédente.
Auteur : Matthieu Combe



Par jean marc le 16/05/2012 à 13:54 - Voir
Merci d'abandonner ces projets ruineux pour les francais destructeur pour la faune et attendre les eoliennes flotantes moins laides
Par yves le 16/05/2012 à 07:40 - Voir
Vous semblez regretter que la grande distribution se soit emparée du label Max Havelaar. J'ai souvenir d'une interview de directeur [...]
Par Michael le 15/05/2012 à 10:40 - Voir
Sans vouloir enfoncer le clou sur la crédibilité d’une étude ou une autre (je pense que les commentaires déjà faits [...]
Par Seriously ? le 14/05/2012 à 13:55 - Voir
Un posteur neutre remarquera que les études mentionnées tiennent compte des bénéfices du recyclage, et qu'elles sont cohérentes avec les [...]