Avec son plan « Bus 2025 », la RATP vise à remplacer ses 4 500 bus diesel de son réseau francilien par un parc 100% électrique et biogaz d’ici 10 ans. De quoi diminuer le bilan carbone du groupe puisque les bus représentent 50% de ses émissions de gaz à effet de serre.

ratp bus électrique biogaz

Bluebus de 6 mètres, sur le site de Blue Solutions à Ergué-Gabéric. La RATP a commandé 23 Bluebus de 12 mètres pour 2016. PHOTO//Matthieu Combe- Natura-sciences.com

La feuille de route du plan Bus 2025 est clairement tracée. « L’objectif du plan Bus 2025 est de faire que le bus ait toutes les qualités des autres moyens de transport que sont le tramway, le métro et le RER en matière de bilan carbone, souligne Elisabeth Borne, présidente directrice générale de la RATP sur le site RATPScope. Nous allons convertir nos 4 500 bus à l’électrique et au biogaz, et nous comptons sur nos partenaires industriels, en particulier européens et français, pour mobiliser leurs capacités de recherche et développement afin de donner des réponses satisfaisantes sur ses nouvelles technologies. C’est ainsi que nous réussirons cette transformation majeure. »

Bolloré se positionne sur le segment des bus 12 mètres

La RATP prépare la commande de 3 600 bus électriques et 900 bus au biogaz. Le plan « Bus 2025 » intéresse donc fortement les professionnels. Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré, espère remporter une bonne partie de la future commande. L’industriel est déjà assez bien parti, puisque la RATP dévoilera son nouveau Bluebus de 12 mètres lors de la COP21. Disposant d’une autonomie espérée par la RATP allant de 180 km à 250 km grâce à ses 8 pack batteries placées sur le toit, le Bluebus de Blue Solutions a été retenu pour un test grandeur nature de deux ans. Courant 2016, la ligne 341, allant de Charles-de-Gaulle-Etoile à Porte de Clignancourt, sera entièrement exploitée par 23 Bluebus. Les premiers prototypes de Bluebus seront livrés dans les prochaines semaines à la RATP. Une nouvelle extension de l’usine de Blue Solutions à Ergué-Gabéric (Finistère) devrait ouvrir en janvier 2016 pour lancer la production industrielle.

Par ailleurs, la RATP testera le matériel proposé par d’autres constructeurs sur les lignes 21 et 147. Pendant environ deux mois, plusieurs prototypes de bus électriques seront testés, parmi ceux de l’espagnol Irizar, du polonais Solaris, du chinois Yutong associé au français Dietrich Carebus Group, du hollando-chinois Ebusco ainsi que du français Heuliez. L’appel d’offre définitif sera lancé en 2017 et les premières livraisons massives de bus électriques sont prévues pour 2019.

Malgré tout, en raison de leurs limites d’autonomie, les bus électriques ne peuvent pas aujourd’hui répondre aux besoins des lignes les plus longues. Pour remplacer les modèles au diesel, tout en minimisant l’empreinte carbone, la RATP utilisera des bus roulant au biométhane, ou bioGNV. Ces bus seront installés sur les lignes nécessitant une autonomie de plus de 250 km, soit environ 20% des lignes de la RATP.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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