L’année 2017 a été marquée par des catastrophes naturelles extrêmes qui ont dévasté des millions de personnes en Asie, dans les Amériques, aux Caraïbes, mais aussi en Europe. Le réchauffement climatique amplifie notamment les catastrophes météorologiques. 

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Plusieurs ouragans ont dévasté des régions entières en 2017. PHOTO// CC0 Public Domain, via pxhere.com

Les changements climatiques intensifient les ouragans, les incendies, les sécheresses, les inondations et les menaces liées à la sécurité alimentaire. De nombreux événements climatiques extrêmes se sont succédé en 2017. Des catastrophes qui invitent les pays à redoubler d’efforts pour se mettre sur la route des 2°C.

L’initiative Compte à rebours du Lancet est formelle : les catastrophes liées aux conditions météorologiques ont augmenté de 46 % depuis 2000. Pour la seule année 2016, les pertes économiques causées par des événements climatiques se sont élevées à 129 milliards de dollars. 99 % de ces dommages surviennent dans des pays à faible revenu et non assurés. Et selon l’observatoire des catastrophes et des risques naturels, 13.191 événements ont été recensés depuis 2001. Les catastrophes sont particulièrement fréquentes en France, avec 1.600 épisodes survenus sur l’intégralité du territoire.

Des catastrophes naturelles en Europe

Durant l’été 2017, plusieurs incendies ont ravagé le bassin méditerranéen. Ceux-ci ont causé l’évacuation forcée de plus de 20.000 touristes. La situation a été particulièrement dramatique au Portugal. Au début de l’été, plusieurs feux de forêts avaient déjà fait 60 victimes. En Octobre, attisés par l’ouragan Ophélia, plus de 700 départs de feux ont causé la mort de 41 personnes dans le nord du pays. Le gouvernement a estimé les pertes dans la région de Pedrógão Grande à environ 497 millions d’euros. Ophélia a également fini par toucher l’Irlande, faisant trois morts. Cet ouragan de catégorie 3 a été le plus fort à frapper l’Irlande depuis 50 ans. Bien qu’Ophélia ait perdu de la puissance dans sa course, le pays a vécu des orages sans précédent. Selon les assurances, le coût des dégâts s’élève entre 500 et 800 millions d’euros.

A côté des incendies, onze pays du sud et du centre de l’Europe ont connu d’importantes vagues de chaleur durant l’été dépassant les 40°C. La circulation des poids lourds a été interdite, et les viticulteurs italiens ont dû anticiper leurs récoltes. De telles températures sont évidemment extrêmement dangereuses pour l’homme. Les scientifiques estiment qu’actuellement les canicules estivales causent 3.000 décès par an en Europe. Si rien ne change, ce chiffre pourrait atteindre les 15.000 à la fin du siècle.

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Des inondations et des ouragans violents dans le reste du monde

Si l’Europe souffre de la sécheresse, les inondations gagnent d’autres régions. En avril dernier, des précipitations ont causé inondations et glissements de terrains entre la Colombie, l’Équateur et le Pérou. Plus de 1,3 million de personnes ont été touchées, 90 ont perdu la vie au Pérou. 700.000 Péruviens se sont retrouvés sans abris. Le gouvernement a estimé que les reconstructions prendraient cinq ans et coûteraient 9 milliards de dollars. En Colombie, les coulées de boues ont causé le décès de 200 victimes. En septembre, les ouragans Harvey et Irma ont fait plus de 200 morts aux États-Unis et dans les Caraïbes. Ensuite, l’ouragan Maria a tué au moins 48 personnes à Porto Rico. D’autres chiffres avancent même que les victimes tuées pourraient être en réalité 450. Un mois après le passage des ouragans, l’accès à l’énergie et à l’eau potable faisait toujours défaut.

Les inondations connues en Asie du sud-est sont aussi d’une violence rare. Cet été, plus de 1.200 personnes ont perdu la vie en Inde, au Bangladesh et au Népal. On estime qu’entre 30 et 40% des personnes décédées sont des enfants. Les dérèglements météorologiques ont malheureusement des impacts directs sur l’accès à l’école. Les pluies diluviennes ont dévasté environ 18.000 établissements scolaires, privant ainsi 1.8 million d’élèves de cours. Mais ces jeunes victimes ne sont pas les seules. Selon l’ONU,  ces pluies torrentielles auraient affecter 41 millions d’habitants de cette zone. Les exploitations agricoles sont également en danger. Dans les trois pays précédemment cités, 2.4 millions de terres cultivées ont été réduites à néant en 2017.

Auteur : Chaymaa Deb, journaliste du webzine Natura-sciences.com


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