L214 dénonce les conditions d'élevage des poulets chez Maître Coq dans les Pays de la Loire
7.000 poules et coqs reproducteurs retrouvés dans un état lamentable. // L214

Les images de L214 sont une nouvelle fois frappantes. L’association a réussi à s’infiltrer dans une exploitation pour en dévoiler la triste réalité. Cette fois-ci, ses lanceurs d’alerte se sont rendus dans l’EARL du Pré de Limel, sur la commune de Ploërmel dans le Morbihan. Leurs images montrent des poules et des coqs de reproduction dans un état misérable et extrêmement déplumés. Arrivés à l’âge de 6 mois, il y restent en moyenne un an, sans aucun accès à l’extérieur, avec un mètre carré pour 9 oiseaux. Au sol, la litière n’est jamais changée durant leur cycle de vie. Ces poulets reproducteurs sont maintenus en vie plus longtemps que les poulets destinés à la consommation de viande. Donc, pour faire des économies, ils ne mangent que 20 à 50% de ce qu’ils consommeraient s’ils avaient un libre accès à la nourriture. Ces animaux souffrent de la faim de manière chronique, et sont de fait stressés et frustrés en permanence. Âgés de moins de deux ans, épuisés, ils seront envoyés à l’abattoir.

Ce calvaire pour des centaines d’animaux ne cesse pas, bien au contraire. En effet, l’EARL du Pré de Limel a pour objectif de s’étendre. Pour l’instant, l’exploitation est constituée de deux bâtiments. Si l’un des deux est déjà utilisé pour cloîtrer 7.000 poules et coqs reproducteurs, le deuxième n’entrera en production que d’ici la fin de l’année pour y enfermer 13 000 oiseaux. Pire, la construction d’un troisième bâtiment, d’une capacité lui aussi de 13 000 poules et coqs est prévue pour 2022, et la préfecture vient d’autoriser cette extension. Au total, ce seraient près de 35.000 bêtes enfermées dans ce mouroir. L214 a donc déposé un recours auprès du tribunal administratif pour contester cette autorisation d’agrandissement. L’association a également déposé plainte pour mauvais traitements envers les animaux.

Dans cet élevage, les œufs sont expédiés au couvoir Josset, spécialisé dans la production de poussins. Ils seront ensuite destinés aux élevages intensifs de poulets de chair. Au moment du tournage des images, les poules étaient âgées d’un an et un mois. Elles produisaient alors 4 000 œufs par jour, soit environ 30 000 œufs par semaine. Le couvoir Josset, qui récupère les œufs de cet élevage, appartient au groupe BD France créé par les groupes agro-industriels Belgabroed (belge) et DanHatch (danois). Aujourd’hui en France, 80 % des animaux d’élevage abattus sont détenus dans des exploitations agricoles intensives. Or, 88 % des Français se disent opposés à ce type de pratique.

Une pétition pour dire non à l’installation de nouveaux élevages intensifs en France est ouverte.

Une pétition pour dire non à l’installation de nouveaux élevages intensifs en France est ouverte.

Ouns Hamdi

LE NOUVEAU NATURA SCIENCES SUR ULULE

Alors que 53% Français estiment que les médias et les journalistes n'accordent pas assez de place à la crise écologique et climatique, le média Natura Sciences lance sa nouvelle formule pensée pour faire face aux défis climatiques et écologiques d'ici 2030. Notre mission : construire une nouvelle société, plus respectueuse des humains et du vivant dans toutes ses composantes.

Cette nouvelle formule, davantage tournée vers l'action et plus incisive, est en pré-vente exclusive sur Ulule jusqu'au 10 novembre prochain. Elle est soutenue par plusieurs personnalités dont le climatologue Jean Jouzel, la lauréate du prix Goldman pour l'environnement Lucie Pinson ou encore la réalisatrice Marie-Monique Robin. L’exigence de Natura Sciences passe encore et toujours par son indépendance et l’absence de toute publicité.

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SUSINI

Un tel mépris du vivant pour faire du fric… et le consommateur qui sait et qui achète cette souffrance… l’humain est une pourriture.