Ce mardi 6 avril, le rassemblement des militants devant l’Assemblée Nationale afin d’interpeller les députés sur la Loi Climat a été interdit par le préfet de Paris Didier Lallement. Ce rassemblement initié par un groupe de jeunes activistes parmi lesquels Camille Étienne, avait commencé le lundi 29 mars, au début des débats dans l’hémicycle.

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Les militants attendent les député devant le siège d’Air France, à proximité de l’Assemblée nationale. // PHOTO : Fanny Bouchaud, Natura Sciences

Depuis mardi, le préfet de Paris, Didier Lallement, a interdit le rassemblement initié par un groupe de jeunes activistes à proximité de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, ces jeunes militants délogés du square Edouard Herriot, parmi lesquels se trouve Camille Étienne, ont donc troqué leurs panneaux contre des baskets. “On a plus le droit de manifester ? Très bien. On peut faire du sport, promener des chiens, faire nos courses“, prévient Camille Étienne.

Dans un premier temps, les militants ont aidé à faire la navette parlementaire en allant à la rencontre des sénateurs écologistes à 13h. Ils ont ensuite rejoint des députés sur la pelouse située derrière l’Assemblée nationale, devant le siège d’Air France. Les jeunes y ont notamment reçu la visite de Cyril Dion, garant de la Convention citoyenne pour le climat, ainsi que du député Jean-Charles Colas-Roy (LREM).

Attaquer l’arrêté pour le droit de manifester

En parallèle, les militants Hugo Viel, Julie Pasquet, Mathis Fidaire, Lou Garcia, Stacy Algrain, Camille Etienne, Agathe Daniel, soutenus par l’association Notre Affaire à Tous, attaquent l’arrêté devant le juge des référés du Tribunal Administratif de Paris. L’affaire sera jugée dans les prochaines 48 heures. Camille Etienne, initiatrice des manifestations, défend l’importance de ces rassemblements : “On s’est saisi, nous, les gens, de cette loi climat. […] On a débattu, on s’est retrouvé, on a échangé et c’était beau”.

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Alors que le rassemblement était interdit ce mercredi, un député Insoumis a été momentanément empêché de regagner le Palais Bourbon. D’autres, y compris de la majorité, ont été verbalisés pour avoir rejoint les militants. “Les policiers m’empêchent d’entrer dans l’Assemblée Nationale ! Ma faute ? Avoir soutenu des jeunes qui se mobilisent pour le climat, à 2 pas de l’Assemblée. C’est une HONTE, Monsieur le préfet #DidierLallement !“, a twitté Loïc Prud’homme (LFI), vidéo à l’appui.

En outre, l’identité de la demi-douzaine de députés présents a été relevée en vue d’une amende. “Avec mes collègues et quelques jeunes, nous venons d’être verbalisés pour être allé (comme la semaine dernière) échanger avec eux du projet de loi climat. Coût de ce débat démocratique: 135 euros?“, a twitté Dimitri Houbron (Agir).

Matthieu Combe

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