Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris chargé de la végétalisation de l’espace public, dévoile les grands aménagements du verdissement de la capitale. Entre forêts urbaines, rues oasis et nouveaux espaces verts, le projet se veut ambitieux.

végétalisation paris espace public
Paris prépare la mue végétale de son espace public.PHOTO//CC0 Domaine public

L’avenir de la végétalisation à Paris dévoile ses formes. Lors d’une visioconférence, jeudi 22 octobre, Christophe Najdovski, adjoint à la mairie de Paris, a présenté les projets verts de Paris. Ceux-ci vont joncher la mandature 2020-2026 d’Anne Hidalgo. « Il s’agit d’appréhender les aménagements urbains dans les grands défis tels que le changement climatique« , a ainsi commencé l’adjoint chargé des espaces verts.

Cinq forêts urbaines créées en plein coeur de Paris

Parmi ces grands projets métamorphosant la ville de Paris, il y a la plantation de cinq « forêts urbaines ». Lors de son premier mandat, Anne Hidalgo, en avait annoncé quatre. Le but était de transformer et de végétaliser des grands sites parisiens. C’est le cas dans la présentation de ce projet avec cinq sites qui vont se garnir de plantations. L’Hôtel de Ville, dans le IVe arrondissement, et la gare de Lyon, dans le XIIe en font partie. La place de la Bourse (IIe), la place de Catalogne (XIVe), et la rue Curial (XIXe) sont aussi dans cette liste. Quant aux bois de Vincennes et de Boulogne, ils feront l’objet d’une densification et d’un agrandissement.

Fatoumata Koné, élue écologiste du XIXe Arrondissement de Paris, a critiqué le choix des sites pour la plantation des forêts. Elle a déclaré dans le Parisien : « On aurait dû commencer par repérer les îlots de chaleur et apporter des réponses adaptées ». L’adjoint chargé de la végétalisation de l’espace public lui a répondu. « Ce ne sont pas les seuls îlots de chaleur, malheureusement, mais ils en font partie », déclare-t-il.

Des boulevards urbains et des rues oasis

Concernant les autres aménagements, il y a aussi la transformation du boulevard périphérique en forêt circulaire. Christophe Najdovski a répondu à la problématique de la densité du trafic routier sur cette artère francilienne. « Nous allons utiliser les sur-largeurs dans les communes limitrophes afin de transformer le boulevard périphérique en boulevard urbain » souligne-t-il. La mairie de Paris compte végétaliser le périphérique sur les talus des boulevards, à travers des plantations denses sur les zones gazonnées.

Sur la feuille de route de l’adjoint chargé de végétaliser Paris, Anne Hidalgo a demandé de créer  une centaine de rues « Oasis » . Elles ont pour but de diminuer les effets de la canicule. Elles se situeront notamment autour des établissements scolaires, mais aussi dans les rues en manque de végétalisation. « Une identification est en cours et les premières rues vont être végétalisées dès 2021″, souligne Christophe Najdovski.  

En tout, la Mairie compte faire planter 170 000 arbres dans tout le territoire de la capitale. Christophe Najdovski va même plus loin en reprenant la mesure d’Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, d’un million d’arbres plantés dans tout le Grand Paris. Il ajoute : « Ce n’est pas simplement Paris intra-muros qui est concerné mais bien toute une métropole ».

Le verdissement de Paris : un flou budgétaire et naturel

Aucun budget n’a été arrêté pour le moment. L’allocation du montant sera connu début 2021, selon l’adjoint chargé des espaces verts. Il précise :  « On est dans un contexte financier inédit et la crise du COVID-19 chamboule tout. C’est une priorité de la nouvelle mandature. Elle se fera en centaines de millions d’euros ».

L’adjoint Christophe Najdovski a un objectif de débitumer une centaine d’hectares pour les végétaliser et ouvrir au public 30 hectares d’espaces verts supplémentaires d’ici 2026. Ce qui ne représente seulement que 1% de la superficie de la capitale. Mais la ville de Paris tente en tout cas, de s’accorder vers les promesses de Valérie Pecresse. En 2017, la présidente de la région Île-de-France voulait 500 hectares d’espaces verts supplémentaires dans le territoire francilien.

Auteur : Manu Lassabe, journaliste de Natura Sciences


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