Le maire de Talence s'associe avec la société Plaxtil pour recycler des masques jetables.
Emmanuel Sallaberry, le maire de la commune fera installer au total 20 bornes de collecte pour éviter le développement d’une nouvelle source de pollution. // BLKstudio / Shutterstock

À Talence (Gironde), la municipalité a lancé lundi une opération de recyclage des masques jetables utilisés contre la Covid. Le but : lutter contre le « fléau » de la pollution des masques à usage unique. Emmanuel Sallaberry, le maire de la commune, indique sur Twitter y voir « une solution pragmatique et écoresponsable ».

Talence s’associe à Plaxtil pour le recyclage des masques

« 50 millions de masques sont utilisés par semaine en France. C’est une nouvelle forme de pollution, il faut lutter contre ce fléau », indique Emmanuel Sallaberry. Dans cette ville de 42.000 âmes, l’édile a inauguré devant la presse la première borne de collecte. Elle se situe devant la mairie.

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Talence ne se lance pas seule dans ce projet. La commune s’est associée pour dix semaines à l’entreprise Plaxtil. Basée à Châtellerault (Vienne), elle est spécialiste du recyclage des masques jetables. Une fois décontaminés, ces derniers deviennent des kits pour les écoliers (règle, équerre, rapporteur). Une vingtaine de masques chirurgicaux sont nécessaires pour créer une règle ou une équerre en plastique. Seule leur barrette métallique n’est pas recyclable.

Une vingtaine de bornes de collecte

En dix semaines, Talence espère récolter près de 100.000 masques. Une vingtaine de bornes de collecte devraient être installées à cet effet. Elles se répartiront sur l’ensemble de la commune. À terme, la ville pourrait créer 1.600 kits à destination des écoliers. « Il y a un côté pédagogique dans cette démarche. On explique aux élèves que la matière peut servir à nouveau », a indiqué Olivier Civil, cofondateur de Plaxtil. Il rappelle qu’un masque à usage unique se compose de microfibres de polypropylène. Cette matière plastique met « plusieurs centaines d’années à se dégrader ».

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L’installation de cette solution de recyclage engendre un coût de 10.000 euros pour Talence. Emmanuel Sallaberry estime que c’est « une somme supportable ». Il ajoute ensuite que le recyclage des déchets est « bon pour l’emploi local ». Ainsi, deux entreprises de l’économie sociale et solidaire locales récolteront et retireront les barrettes métalliques des masques.

Chaymaa Deb avec AFP

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