La disparition du loup a été rapide en France au début du 20e siècle, suite à une campagne délibérée d’extermination. Disparu dans les années 1930, il est réapparu à partir de 1992. Classé comme espèce protégée, des prélèvements sont autorisés, mais la Confédération paysanne demande d’agir plus intensément pour contrôler les populations. Les écologistes crient au drame, alors que faut-il faire? François Letourneux, vice-président d’honneur de l’UICN et Président de la Fête de la Nature appelle à un dialogue national objectif entre les différentes parties prenantes.

loup en france brebis

Il y aurait environ 300 loups en France. Malgré les prélèvements, la population s’accroît

Il y aurait aujourd’hui environ 300 loups en France. Les analyses génétiques révèlent que l’espèce présente en France serait d’origine italienne, venue par migration à travers les Alpes. Car le loup est resté présent en Espagne et en Italie, avec environ 2000 individus en Espagne et entre 500 et 1 000 individus en Italie. « Le traumatisme du retour du loup en France est important, car les éleveurs avaient perdu l’habitude de faire face à de grands carnivores », analyse François Letourneux.

Officiellement, 6 800 brebis ont été tuées par des loups en 2013 et 8 225 en 2014. Mais en ajoutant les « disparues », les éleveurs estiment que le cap des 10.000 a été franchi. Cela représente néanmoins que 0,1 % des moutons élevés sur l’ensemble du territoire et moins de 0,2 % des moutons dans les départements où le loup est présent.

Le loup tue des brebis, mais sa présence est un énorme gain pour la biodiversité. « Depuis 80 ans, il n’y a plus de grands carnivores dans les forêts françaises et donc le développement des herbivores – chevreuils, cerfs et sangliers – se fait sans régulation. La présence de grands carnivores est un plus pour la biodiversité, jusque dans la répartition des espèces végétales. Si les herbivores sont moins nombreux, la manière dont ils exploiteront les ressources végétales sera différentes et toutes les études montrent qu’il y a une plus grande diversité là où il y a de grands carnivores », assure François Letourneux.

La présence du loup est désormais avérée dans 30 départements, dans les Alpes, le Massif-Central, les Pyrénées Orientales et en Haute-Marne. Mais de jeunes loups peuvent traverser d’autres départements, lorsqu’ils cherchent un nouveau territoire ou au moment de la reproduction ; ils peuvent alors faire entre 50 et 100 km par nuit.

L’avenir du loup en France reste à construire

La question qui se pose alors est : jusqu’à quand doit-on continuer à protéger la population et dans quel but ? Le  Groupe National Loup devrait poser clairement cette question à l’ensemble des acteurs concernés par la question du loup. « On n’est pas encore dans une situation où l’on pourrait considérer que l’espèce est tranquillement installée. Mais il faudrait qu’on ait le courage de savoir quand le loup redeviendra un élément de la faune chassable et régulable », propose François Letourneux. La Confédération paysanne demande d’ailleurs une étude prospective des populations de loups pour les années à venir.

« Pour le moment, chacun campe sur des positions de principe et cela ne sera pas tenable très longtemps. Les éleveurs ne peuvent pas continuer à dire qu’un accident de temps en temps est insupportable, mais écologistes ne peuvent pas dire que le loup fait ce qu’il veut et qu’ils n’ont pas le droit de le tuer », analyse François Letourneux. « Les prélèvements autorisés par les ministres et les préfets sont compatibles avec la confortation des effectifs du loup. En plus, on n’en tue pas autant que ce qui est autorisé, donc il n’y a pas de péril », assure-t-il. Mais « pour les éleveurs, ce n’est pas assez et pour les écologistes, c’est trop », observe-t-il. Sur l’autorisation de prélèvements de 36 loups en 2014, seuls 15 ont été tués.

La Confédération paysanne demande aussi d’aller au-delà des simples aides financières. Elle ne veut pas demander « toujours plus d’argent pour la protection des troupeaux sans ambition concrète pour l’avenir de l’élevage paysan », revendique-t-elle dans un communiqué. Il faudrait en effet travailler davantage avec des scientifiques et élaborer des projets clairs. « Pour les éleveurs, est-ce que l’objectif est qu’il y ait un élevage viable ou qu’il n’y ait pas d’attaques de loups? Pour les écologistes, est-ce que l’objectif est qu’il y ait une population de loups viable, solide et bien implantée en France et tolérée par tout le monde ou est-ce que c’est que l’on ne tire pas sur le loup? Je pense que ce sont les premières solutions les plus intéressantes », soumet François Letourneux.

Les Parcs nationaux constituent 1% du territoire national. La confédération paysanne incite le Gouvernement à réfléchir à la question de l’évolution du statut de protection du loups et à reconsidérer l’interdiction de chasse dans les zones coeur de ces parcs. « Mais demander la chasse dans les zones coeur est absurde », relève François Letourneux. « Travailler sur la question de l’élevage en zone coeur dans les parc nationaux est une excellente chose, mais que la condition préalable soit l’autorisation de la chasse du loup en zone coeur n’est pas très sérieux », précise-t-il.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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  •  » le développement des herbivores – chevreuils, cerfs et sangliers – se fait sans régulation. La présence de grands carnivores est un plus pour la biodiversité, jusque dans la répartition des espèces végétales.  »

    Le plan de chasse détermine le nombre d’animaux à tirer sur les territoires de chasse pendant la période de chasse. Fixé annuellement, après consultation des représentants des intérêts agricoles et forestiers, il tend à assurer le développement durable des populations de gibier et à préserver leurs habitats naturels.
    L’effectif de chevreuils au niveau national est de l’ordre de 1.500.000 têtes soit une progression de 3,2 au cours des 20 dernières années (32%). C’est pourquoi les prélèvements sous contrôle du plan de chasse, veillent à maintenir la population en bon état de viabilité et de bonne conservation!
    http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2014/12/loup-associations-pretes-tout.html

  • « Si les herbivores sont moins nombreux, la manière dont ils exploiteront les ressources végétales sera différentes et toutes les études montrent qu’il y a une plus grande diversité là où il y a de grands carnivores »

    qu’en est il des études qui montrent que les herbivores sont les plus grands pourvoyeurs de richesse en Biodiversité? :
    En France, 84 % des surfaces classées en  » haute valeur naturelle  » correspondent à des zones d’élevage en plein air …. « Les paysages créés par la coévolution de l’élevage et de la végétation ressemblent souvent à des zones sauvages pour les étrangers /alors que/ la disparition des systèmes traditionnels de pâturage tend à s’accompagner de pertes importantes de biodiversité. »

    Les pâturages recouvrent cinq milliards d’hectares dans le monde et séquestrent entre 200-500 kg de carbone par hectare et par an, jouant un rôle de premier plan dans l’atténuation du changement climatique.
    http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2014/01/limpact-dramatique-de-la-disparition-du.html

  • « Travailler sur la question de l’élevage en zone coeur dans les parc nationaux est une excellente chose, mais que la condition préalable soit l’autorisation de la chasse du loup en zone coeur n’est pas très sérieux », précise-François Letourneux vice président de l’uicn.
    Et pour cause, WWF, la branche propagande, vulgarisation, médiation de l’UICN. UICN, partenaire entre autre de syngenta, gros producteurs de pesticide. Le WWF a ensuite créé le LCIE qui dépend donc directement du WWF / UICN .
    Une étude demandée par le WWF, l’UICN et la LCIE précise :  » « « des réserves naturelles de faune sauvage limitées ne sont pas suffisantes pour les grands carnivores. c’est la totalité du paysage qui doit être incluse dans les plans de gestion. » Dans ces zones sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage, en accord avec les réalités locales, afin que l’élevage ne perturbe pas les carnivores. /…/ »
    http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2015/02/uicn-wwf-quand-la-nature-nest-quun.html

    C’est dire si cet article est objectif!!!!!

  • yeti05

    La France n’est qu un immense territoire d’elevages de plein-air, qui font toute sa reputation, des agneaux de Sisteron ou des brebis de Roquefort, aux oies du Sud-Ouest en passant par les volailles de Bresse et les vaches de Normandie, les mesures de protection s’averent le plus souvent inefficaces face aux meutes de loups, qui se multiplient et gagnent des territoires jour après jour (30 départements).

    Nous attendons des decisions courageuses de la part de nos dirigeants, pour la sauvegarde de nos metiers,  de nos emplois, et pour la qualite de nos produits reputes dans le monde entier.

  • Bernard Merveille

    J’adore le roquefort, le fromage de brebis et le poulet de Bresse. Mais je crois aussi que les grands carnivores que sont le loup, l’ours et le lynx ont leur place en France.
    Je veux aussi croire qu’au 21ème siècle on se refuse d’utiliser les méthodes d’extermination qui furent employées aussi tard qu’en 1975 (voir l’ours des Pyrénées) contre ces animaux.
    On ne peut pas se prétendre écologiste et exterminer une population animale sous le seul prétexte qu’elle nous gêne.
    Qu’il y ait cependant un équilibre à trouver et certain. En plus, la peur de l’homme est la plus grande sécurité que peuvent avoir ces animaux. Je suis donc favorable à des tirs sélectifs (pour le loup, mais bien sûr ni pour l’ours et le lynx, trop peu nombreux) pour éliminer les animaux les plus gênants.
    Par ailleurs, si le loup progresse actuellement, il ne faut pas imaginer une sorte de vague couvrant le territoire, mais une progression en « tâche de léopard » du fait d’individus errants ou de meutes cherchant de nouveaux territoire.
    « Il faut raison garder ».

  • Barbara Lucie Gioria

    Pourquoi y a t-il encore des loups en France ? Je me demande

  • nobody

    êtes vous sérieuse???

  • nobody

    « les mesures de protection s’averent le plus souvent inefficaces » quelles sont vos sources?

    « les meutes de loups qui se multiplient » on est passé de zéro loup en 1991 à environs 300 loups en 2015, et vous parlez en thermes de prolifération comme le virus de la grippe qui ferais des ravages en quelques mois alors que moins de 0.2% du cheptel est touché contre 10% qui meurent d’ autres problèmes de loups: http://www.buvettedesalpages.be/2014/03/oui-les-degats-des-loups-sur-l-elevage-sont-tres-importants.html, soyez donc sérieux et réfléchissez à une solutions qui privilégierai la sauvegarde de notre planète et donc de nous plutôt qu’ a sa destruction a des fins mercantiles!!!

  • Inconnu

    Je me tords de rire, vos sources c’est la buvette des alpages ?!?
    Allez faire un tour en pâtures et en estive, vous verrez quelles sont nos sources, plutot que de citer un intégriste belge qui ne comprend rien à l’élevage ni au loup d’ailleurs, ni même à grand-chose hormis utiliser de beaux mots et des pseudos théories scientifiques.
    Moi aussi j’ai un doctorat d’éthologie et d’écologie, et il m’est fort aisé de débusquer toutes les âneries dites sur ce site. Et conformément à tous les pays du monde, nous avons les preuves que la cohabitation pacifique avec les loups est impossible. C’est triste, mais c’est ainsi.

  • Anthony Le Mignot

    Bonsoir,

    Certains « écolos » négliges en effet cet argument non discutable.

    Il faut évidemment qu’il soit pris en compte car la France a un réel savoir faire en terme d’élevage et de qualité de ses produits.

    La « survie » des éleveurs et des métiers filiales concernés en dépends.

    Néanmoins, provoqué volontairement la perte d’une espèce sur le territoire Français, pour des fins économiques, ne doit pas être une solution.

    Des mesures peuvent être prises si chacun accepte d’entamer une phase de concertation.

    De plus, il faudrait que l’Etat -que je juge dans ce sujet comme grand responsable-, ouvre enfin les yeux, en se tournant réellement vers la politique de développement durable qui est prôné depuis déjà plusieurs années. La mise en place d’actions est possible pour que vive le loup, et que vive le pastoralisme.

    Pour finir, je conclus par la citation d’un célèbre philosophe : « L’homme est un animal intelligent qui se comporte comme un imbécile »

    Anthony, 19ans, étudiant en « BTS >>GESTION<< et Protection de la Nature" et ouvert au discours.

    Cordialement

  • nobody

    http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Planloup2013-2.pdf
    effectivement la cohabitation pacifique avec les bonapartistes dans votre genre est impossible. c’ est triste mais c’ est ainsi.

  • filloforme

    Je suis allé voir votre site et son article « la face caché du loup ».

    Résumons l’attaque : on commence par des cliché du genre (oui, au botwana, ils font n’importe quoi => Tout le monde va faire n’importe quoi , merci l’argument de logique imparable), des procès d’intention (bien sur, ceux qui veulent la « sauvegarde du loup » ont forcément des idées malsaines), des insinuation non prouvé, et des truc tellement capilotracté qu’on se demande d’ou ça vient (le nature est aussi breveté par le vivant => La sauvegarde du loup a forcément à voir avec ces organisme). Faire de la pseudo défense environnemental (on fait du tourisme pour voir le loup => c’est dangereux pour l’écosystème ….alors quoi, le loup est mauvais pour la nature? Ca ne vous est pas venu à l’idée qu’on proposait « justement » le tourisme pour contrer l’argument du pauvre loup qui viendrait affamer toutes les populations vivant sur place, montrant qu’il pouvait « aussi » être valorisé si besoin).

    ça bave de partout, c’est limite illisible (des polices dans tout les sens), il n’y a aucun fond, aucune proposition, les sources vont pas toujours vers le sujet en cours ! Tout le fond est hypocrite , mais vraiment !

    Tout ça pour quoi? Qu’est ce que vous proposez de faire du loup? Tous les tuer car un élevage pastorale de « clone » d’ovin (ce qu’est réellement une « race) est plus naturelle?

    Mais proposez donc quelques chose ! Mais la réponse « on doit tuer tout les loups » n’est PAS acceptable ! Ça reste anti-naturel au possible et mauvais pour l’écosystème et la biodiversité! (et contredirait tout votre beau discours sur la « non-écologie » des partisans du loup : si vous proposez pire, pas la peine d’aller chercher la paille dans l’oeil du voisin !). D’ailleurs, on pourrait aussi avancer les « mêmes » pseudo-argument, connivence et argent compris, pour décréter qu’il faut tuer tout les ovins (et je vois mal pourquoi, alors, ça serait « moins bien » que votre solution).

  • filloforme

    N’importe quoi! DEmandez donc à des éco-système comme l’australie , ce qu’à apporter le « pastoralisme » à l’Européenne et ses introductions ! Bien sur, les lapins , par exemple, ne sont pas du tout responsable d’une disparition de la flore, par manque de prédateur.

    En plus, le fait que les herbivores soit « pourvoyeur » de biodiversité n’empêche pas les prédateur de l’être aussi ! Alors quoi, on doit tuer tout les prédateurs du monde , parce que d’après vous, ça ne sert à rien, et ça n’aura aucun impact sur la biodiversité?

    Oui, moi aussi, je peux aller à fond dans la mauvaise foie. Et citer le « pastoralisme millénaire » en oubliant « peut être » la biodiversité qui existait avant….Chapeau !

  • filloforme

    Bien sur, on a qu’à remplacer tout les prédateurs par des plans de chasse ! Mais n’importe quoi !!

  • filloforme

    D’après le site d »OURAGAN, qui a posté plus haut, l’élevage n’est pas « sous perfusion » et marche du tonnerre ! Vous allez nous faire croire que quelque loup mettent toute la filière en danger?

    Faudrait savoir, ça marche ou ça marche pas?

  • filloforme

    Oui, et moi j’en ai trois des doctorat en PipoSurLeNet ! Se vanter d’une formation dans les commentaires, en « inconnu », pour faire argument d’autorité…tu as réellement passé une thèse (ou ça?) ou tu l’as eu dans une pochette surprise?

     » nous avons les preuves que la cohabitation pacifique avec les loups est impossible. » Et bien sur, c’est le cas avec TOUT les prédateurs, ce qui implique, fier écolo, de tuer aussi les lions, les tigres, etc….Bien sur, la cohabitation reste « impossible » car quelques activité humaine sont « impacté » (sur des pourcentages très faible…Bien sur, pas un mot sur les « sources » cité par le site « buvette des alpages »). Et forcément, il faut mieux, pour une biodiversité, adopter en masse un elevage de type « clonale » à faible diversité génétique !

    C’est génial l’écologie Playschool !

    Moi, je me tord plus de rire, mais je fous de votre gueule à ce niveau ! C’est tellement pitoyable comme argumentation.

    Mais on les attend tes preuves coco ! J’ai peut être pas de doctorat en écologie, mais je sais lire une étude, et débusquer les anneries aussi (mais tes affirmations sont tellement grosses qu’il n’y a pas besoin d’études pour ça !)

  • filloforme

    Déjà dit: on ne met pas en péril une « filière » avec si peu de loup ! Faut arrêter avec cet argument qui n’en est pas un ! Il y a de la place pour les deux (et heureusement).

    D’ailleurs, cet article avait pour vocation d’établir une « limite », ce qui va déjà dans votre sens ! (puisque qui dit limite dit « cohabitation »)

  • « DEmandez donc à des éco-système comme l’australie , ce qu’à apporter le « pastoralisme » à l’Européenne et ses introductions ! »

    Au cours des 20 dernières années, le gouvernement australien a acheté plus de 11 000 hectares de terres agricoles dans le nord de l’État de Victoria, afin d’arrêter le pâturage des moutons. Ils se sont aperçus que la biodiversité a été mise à mal, avec par exemple la baisse inquiétante des effectifs de certaines espèces animales comme le « Plains-wanderer », une espèce d’oiseau proche de la caille et certaines espèces végétales qui ne peuvent pas rivaliser avec des graminées dominantes et envahissantes. Ils ont donc fait machine arrière, encourageant le retour des ovins.

    A part ça tous ce qui est dit dans le blog
    http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/
    est relié à des sources Notamment a propos de la biodiversité: UICN, CEMAGREF, UNESCO, INRA, LIFE NATURE, CNRS, CERPAM, NATURE ET
    EXPÉRIENCE, FAO, ONU, PNUE, GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT

    quand au Bostwanna et autres exactions du WWF et autres protecteurs de la nature, les sources proviennent de Survival.

  • Sophie Gauvin

    Donc, si je comprends bien, les loups qui ne tuent que 0.2% de brebis par an pour se nourrir, doivent être chassés et régulés.
    Je me demande, les musulmans en tuent quel pourcentage par an? Sans doute beaucoup plus.
    Alors peut-être devriez vous les chasser et réguler leur population afin d’arrêter le massacre.
    De plus ils sont beaucoup plus dangereux pour la population humaine. 😉