Le groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager interpelle les candidats à l’élection présidentielle. Il les exhorte à s’engager « pour une consommation responsable en limitant l’impact environnemental des produits, en soutenant l’innovation, la qualité et le service au bénéfice du consommateur ».

gifam réparation électroménager

Les métiers de la réparation sont « hautement techniques », selon le GIFAM. PHOTO//Eco-systemes

Le groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager (GIFAM) adresse plusieurs propositions concrètes au futur Président de la République. Ainsi, la filière rappelle le succès de l’étiquette énergie et l’intérêt de l’affichage de la disponibilité des pièces détachées. En revanche trop d’allégations portent sur ladite durabilité d’un appareil. Pour que celles-ci soient scientifiquement fondées, pertinentes et contrôlables, le GIFAM demande de « définir des normes sur la base de la réglementation éco-conception ». Celles-ci porteront sur les « exigences liées à la durabilité, l’allègement et l’incorporation de matières recyclées». Ce dispositif devra « reposer sur une homogénéisation européenne de critères pertinents et vérifiables ». Pour le GIFAM, c’est la meilleure façon de garantir une juste concurrence entre les marques et un libre-échange entre les états membres.

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Sensibiliser à la réparation de l’électroménager

Le GIFAM rappelle que le secteur de la réparation souffre, notamment du discours sur l’obsolescence programmée. Le représentant des fabricants estime que trop de citoyens jettent leurs appareils électroménagers parce qu’ils pensent qu’ils ne sont plus réparables. Le réflexe réparation s’estompe. Pour remédier à la désertification des réparateurs qui en découle, la filière propose la mise en place d’un chèque-emploi service ou d’un crédit d’impôt applicable à l’activité de réparation des appareils électroménagers.

Par ailleurs, le GIFAM propose d’instaurer un cycle d’apprentissage à l’utilisation des équipements électrodomestiques dans les cours de technologie au collège. Les jeunes pourraient ainsi apprendre à lire une étiquette énergie et les gestes pour limiter la consommation des appareils. Cela serait aussi pour eux l’occasion d’être sensibilisés au réflexe réparation. Pour redorer l’image des métiers de la réparation, l’organisme propose également une campagne d’information à l’attention des lycéens et des professionnels en reconversion. L’objectif: montrer que ce métier de proximité est « hautement technique » et « place la relation humaine au cœur de son activité ».

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Défendre l’excellence de la filière française de recyclage

« Dans une étude récente, la Commission européenne reconnaît la filière française de recyclage des appareils électroménagers comme l’une des plus vertueuses d’un point de vue économique, social et environnemental en Europe », assure le GIFAM. Or, plusieurs pays demandent une réglementation moins stricte. L’organisme exhorte les pouvoirs publics français à défendre ce modèle.

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Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com


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