L’ours polaire, ou ours blanc (Ursus maritimus) a de tout temps été chassé pour sa fourrure qui fournit vêtements et couvertures à certaines populations dont les esquimaux du Canada. C’est un animal protégé depuis 1976 !

L'ours a de tout temps été chassé pour sa fourrure qui fournit vêtements et couvertures à certaines populations

L’ours a de tout temps été chassé pour sa fourrure qui fournit vêtements et couvertures à certaines populations. © Stéphanie Talneau

Les ours blancs vivent uniquement dans la région Arctique. Ils dépendent  de la banquise pour vivre, chasser et se reproduire. En bouleversant le cycle de formation de la banquise arctique, le réchauffement climatique bouleverse leur cycle de vie. Ainsi, les ours polaires doivent diminuer la période de chasse et stockent de moins en moins de graisse.

Selon certains scénarios,  la banquise pourrait  totalement disparaître en été d’ici le milieu du 21e siècle, menaçant directement la survie de ces animaux. Ils sont donc les premiers à pâtir du réchauffement climatique.

De plus, leur survie est menacée par la pollution des océans. Les polluants organiques persistants rejetés en mer s’accumulent le long de la chaîne alimentaire. Etant au sommet de leur chaîne alimentaire, les ours polaires dévorent les phoques et peuvent accumuler des polluants en grande quantité.

Le nombre d’ours blancs dans le monde est estimé entre 20 000 et 25 000 individus.

Comment vit un ours polaire ?

L’ours polaire est le plus « jeune » de tous les ours.  Il semble être arrivé en Arctique il y a environ 100 000 ans. Sur la banquise, il a dû s’adapter à de nouvelles contraintes, les plantes étant absentes, l’ours redevint quasiment exclusivement carnivore.

Lorsqu’il n’hiberne pas, l’ours polaire vagabonde sur la banquise où il parcourt des distances considérables. Situé sur la côte ouest de la baie d’Hudson, le village canadien de Churchill accueille chaque année, à la mi-novembre, des ours blancs qui attendent la formation de la banquise. Ce village est ainsi surnommé « capitale mondiale de l’ours polaire ».

L’ours blanc se nourrit principalement de phoques ; ils constituent 90 % de son alimentation. Lorsque la nourriture se fait rare en été, l’ours polaire peut néanmoins manger des oiseaux et leurs oeufs, des crabes, de l’herbe, des baies, des champignons et des charognes. Il n’hésite pas non plus à s’attaquer à d’autres mammifères marins encore bien plus imposants que le phoque. Il lui arrive, par exemple, de chasser le béluga.

Une femelle donne un à quatre oursons tous les trois ans. Fécondée par le mâle en juin, la femelle porte l’embryon pendant 5 mois. On dit qu’elle a un cycle reproducteur à “implantation différée”. Comme nous l’avons déjà précisé, il faut que la femelle ait emmagasiné suffisamment de graisses pour que l’embryon puisse se développer en novembre et les oursons naissent en hiver.  Aveugles, sourds et sans dents, ils sont sans défenses et mesurent 20 centimètres pour 600 grammes.

L’ours blanc est un mammifère marin semi-aquatique qui chasse sur terre et dans l’eau. Sa queue et ses petites oreilles lui permettent effectivement d’être adapté à la natation.  Les mâles adultes peuvent atteindre 800 kg pour une taille de 2 à 3 mètres de long. Il possède une excellente protection contre le froid grâce à son épais pelage et à son épaisse couche de graisse qui se trouve sous sa peau. Cette couche de graisse lui permet de passer de longues périodes sans manger et d’assurer une température interne toujours positive : la différence entre la température corporelle de l’ours et la température ambiante peut aller jusqu’à 80°C. Au delà de 20 à 25 ans, durée de vie moyenne d’un ours blanc, la couleur du pelage passe au jaune crème.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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