Yves Cochet, ancien ministre de l’environnement est collapsologue. Dans son livre « Devant l’effondrement – Essai de collapsologie » (Editions LLL Les liens qui libère), il annonce l’effondrement de la civilisation industrielle d’ici 2035. Interview vidéo.

Le réchauffement climatique et la crise de la biodiversité vont conduire à l’effondrement de la civilisation industrielle, selon Yves Cochet. Cet ancien ministre de l’environnement et désormais président de l’Institut Momentum annonce un effondrement planétaire. Il devrait mettre fin aux États actuels et touchera tous les aspects de notre vie : l’alimentation, l’énergie, l’eau potable et les institutions.

Yves Cochet annonce des jours noirs pour l’humanité

Selon Yves Cochet, il est possible que l’humanité disparaisse totalement suite à un épisode nucléaire. Si l’on évite une telle catastrophe, la moitié de l’humanité pourrait tout de même disparaître à cause des guerres civiles, des épidémies et des famines. Il faudra alors se rapprocher de ses voisins pour créer des « micro-Etats solidaires et écologiques« .

L’ancien ministre appelle à la création de milliers de ces entités, sur le modèle de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Il faudra y assurer la sustentation de base : l’eau claire, la nourriture saine et le bois. Le nombre d’habitants y sera défini par la géographie et l’écologie locale. « Localement, là où l’on vivra avec ses voisins, le choix sera très clair et très simple : s’entraider ou s’entretuer« , estime Yves Cochet.

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La fin d’une parenthèse dans l’histoire

La société industrielle est une « petite fluctuation de l’Histoire » qui ne concerne que 2 milliards de personnes pendant 70 ans, sur une petite partie de la Terre, analyse Yves Cochet. Les supermarchés, les téléphones mobiles, l’électricité abondante, les voyages en avion… « Tout cela va se terminer« , prévoit-il.

Le niveau technologique en 2050? Yves Cochet hésite « entre 1850 ou les Mérovingiens de Game of Thrones ». Selon lui, « il n’y aura peut-être pas d’électricité en 2050, nulle part sur Terre« . Dans ces conditions, les constructeurs automobiles et l’Etat français ne devraient pas miser sur le véhicule électrique. « Il faut faire des calèches, des fiacres et des diligences« , conseille-t-il à Renault et Peugeot. Et les haras nationaux devraient passer de 200 000 chevaux de trait à 10 millions en 2035, « c’est ça la politique des transports du futur ».

Auteur : Matthieu Combe, journaliste du magazine Natura-sciences.com


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