L’artiste britannique, caricaturiste politique, Darren Cullen, alias « Spelling Mistakes Cost Lives », propose une exposition itinérante dans un bus à Glasgow. Un véhicule décoré de ses œuvres qui se moquent des entreprises polluantes et qui les accusent de greenwashing.

Darren cullen caricaturiste
Le caricaturiste Darren Cullen présente à Glasgow ses œuvres satiriques. // PHOTO : Léo Sanmarty / Natura Sciences

Cette semaine, le caricaturiste Darren Cullen est à Glasgow avec son bus itinérant. Il propose aux passants de monter à l’intérieur et d’y découvrir ses œuvres satiriques. Une façon pour lui d’agir dans la lutte contre le dérèglement climatique. Présent dans la ville écossaise, il a profité des évènements organisés par l’association COP26 Coalition pour présenter son métier aux curieux.

La caricature face aux mensonges

Darren Cullen, 38 ans, exerce son métier sous le nom de « Spelling Mistakes cost Lives« . Présent à Glasgow avec un musée improvisé, dans un bus, il y dénonce le greenwashing, grand sujet de la COP26.

« Je suis de passage à Glasgow pour faire une conférence sur mes dessins, pour dénoncer le greenwashing et la propagandes des grandes entreprises« , explique-t-il. Il poursuit : « Je parle ainsi des grandes compagnies pétrolières et je ne fais que souligner leur absurdité lorsqu’ils prétendent faire partie de ceux qui se soucient des conséquences du dérèglement climatique. Dans le même temps, ces compagnies, continuent d’extraire toujours plus de combustibles fossiles. »

caricature Darren Cullen
Quel temps fera-t-il demain? s’interroge Darren Cullen. // DESSIN : Darren Cullen

Durant sa conférence, dans une salle privatisée par l’organisation COP26 Coalition, l’artiste britannique a exposé ses dessins satiriques. Dans l’assemblée, ses œuvres suscitent le rire et l’admiration. Plusieurs fans sont venus pour le remercier et pour l’encourager. « Ses dessins placés sur les arrêts de bus sont pertinents et permettent de sensibiliser le plus grand nombre« , défend Patrick, présent lors de l’évènement.

publicité satirique Barclays
L’artiste affiche ses dessins et publicité satiriques sur les abris de bus et les panneaux d’affichage. // PHOTO : Spelling Mistakes cost Lives

Un bus comme musée

bus de l'enfer "Le bus de l’enfer" de Darren Cullen. // PHOTO : Spelling Mistakes cost Lives
« Le bus de l’enfer » de Darren Cullen. // PHOTO : Spelling Mistakes cost Lives

« Au cours du dernier mois, j’ai travaillé sur une nouvelle exposition anti-Shell« , explique-t-il. Shell est une compagnie pétrolière anglo-néerlandaise, l’une des plus importantes sociétés multinationales du genre. « J’expose ainsi à l’intérieur d’un bus, à un étage, alimenté au biodiesel pour présenter la conférence sur l’environnement COP26 à Glasgow« , précise-t-il.

A l’intérieur de ce bus un véritable musée satirique dénonçant l’inaction des politiques et les mensonges des entreprises. La compagnie pétrolière Shell n’est pas épargnée. « On estime que les émissions émises par Shell entre 2018 et 2030 représenteront près de 1,6% du budget carbone mondial« , s’indigne-t-il.

Lire aussi : Shell fait appel de la décision historique de La Haye

Ce jour-là, Darren Cullen porte un imperméable jaune sur lequel figure le logo de la compagnie Shell. Un logo transformé, comme l’artiste sait le faire. « J’ai mis à jour le logo, pour qu’il soit plus représentatif du modèle commercial de Shell et du greenwashing de cette entreprise« , dit-il pince-sans-rire.

manteau Hell de Darren Cullen
Manteau de Darren Cullen avec le logo transformé de l’entreprise Shell. /PHOTO : Léo Sanmarty / Natura Sciences

Du caricaturiste au militantisme

L’artiste britannique ne réalise pas uniquement des dessins sur le réchauffement climatique. Il fabrique aussi de faux jouets pour se moquer des fabricants du secteur, ou encore des dessins humoristiques sur des politiques britanniques notamment.

jouet darren cullen
Jouet fabriqué par Darren Cullen. // PHOTO : Spelling Mistakes cost Lives

Mais cette activité l’a amené sur le terrain de l’écologie et du traitement de la crise climatique. « Je suppose que l’art est une façon de rendre accessible les enjeux du dérèglement climatique. Nous parlons de dessins. Ils servent à faire rire et font passer des messages« , analyse-t-il. Il conclut : « Mon art, en quelque sorte, je le donne aux militants qui peuvent l’utiliser pour leurs activités. Vous savez, je pense que nous devrions être respectueux de l’environnement. Nous devrions tous l’être, nous devrions tous agir pour la justice climatique. Nous devrions tous trouver un moyen d’être militants, quel que soit notre métier.« 

Léo Sanmarty

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Defrance Isaac

Bonjour,
je suis etudiant et je monte un projet sur le greenwashing.
Cette article m’interresse beaucoup et j’aimerais donc savoir si il est possible d’avoir le nom de l’auteur
Merci