Dans deux ans, la Norvège fermera sa dernière mine de charbon. Une annonce venue ce jeudi de son exploitant, la société Store Norske. Celle-ci se situe au Svalbard, un archipel qui doit son essor aux activités minières.

centrale charbon Longyearbyen
La centrale au charbon de Longyearbyen ne souhaite plus de charbon. // PHOTO : Kai Mortensen / Shutterstock

Une nouvelle en demi-teinte. Pour compenser, la société envisage d’augmenter sa production annuelle de charbon dans cette région d’ici cette échéance. Elle souhaite ainsi passer de 90.000 tonnes extraites aujourd’hui à plus de 125.000 tonnes au cours des deux prochaines années. L’objectif consiste à exporter pour tirer profit des prix actuellement élevés. Jusqu’à cette échéance, Store Norske va fonctionner à perte et sera donc dépendante de l’argent public.

La dernière mine ferme car la centrale ne veut plus de charbon

La mine 7, seule à être encore exploitée par des Norvégiens dans ce territoire, fermera donc en septembre 2023. Une décision qui n’a pas été prise pour la préservation de l’environnement, mais bien pour une histoire de contrats. “La raison d’être de la mine 7 est de fournir du charbon à la centrale électrique à Longyearbyen. Maintenant que l’accord de fourniture de charbon a été résilié, il n’y a plus de raison d’exploiter la mine“, a déclaré Jan Morten Ertsaas, directeur de Store Norske. Après la fin du charbon, cette centrale thermique de Longyearbyen sera alimentée par du diesel jusqu’à ce qu’une solution à base d’énergies renouvelables soit mise en place.

Malgré le départ des Norvégiens, ce territoire ne restera pas inexploité. Si le traité de Paris de 1920 attribue la souveraineté de l’archipel Svalbard à la Norvège, il prévoit également que tous les États signataires, dont l’Union soviétique à l’époque, peuvent s’y livrer à des activités économiques sur un pied d’égalité. C’est donc tout naturellement qu’on y retrouve des entreprises russes dont Arktikugol. Celle-ci continue d’extraire du charbon dans la communauté minière de Barentsbourg. C’est également un moyen pour la Russie de conserver sa présence stratégique en Arctique.

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