Ce mercredi 27 octobre, le Fonds international de développement agricole (FIDA) dévoilait dans son rapport une chute brutale de la production des cultures de base en Afrique d’ici 2050. Le FIDA appelle urgemment à financer l’adaptation au changement climatique lors de la COP26.

Les paysans africains vont devoir repenser leurs modes de culture
Le FIDA alerte sur le fait que plusieurs cultures de base pourraient considérablement chuter, jusqu’à 80% du fait du réchauffement climatique. // Kristina Stefanova, USAID

Le FIDA, institution spécialisée des Nations Unies, alerte sur le fait que plusieurs “cultures de base dans huit pays africains pourraient diminuer jusqu’à 80 % d’ici à 2050 dans certaines régions si les températures continuent à augmenter en raison du changement climatique”. 

Ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses en matière de pauvreté et de sécurité alimentaire, “à moins de débloquer en urgence des fonds pour aider les fermiers vulnérables à adapter leurs cultures et leurs méthodes”, ajoute le Fida. 

À quelques jours de l’ouverture de la COP26, l’organisation plaide pour augmenter significativement les investissements destinés à financer l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement. 

Face au changement climatique, “l’adaptation est vitale”

Entre 2040 et 2069, les températures pourraient augmenter de 2 degrés et jusqu’à 2,6 degrés dans certains endroits. En parallèle, les précipitations vont devenir plus rares et erratiques, “avec des inondations menaçant les cultures et la stabilité des sols”, relate le Fida dans son rapport. 

Dans ce contexte, “l’adaptation est vitale”, alerte l’institution. Le rapport précise que des cultures s’en sortiront mieux, comme le manioc, l’arachide, les haricots, le sorgho, le millet. 

Face à ces changements, le Fida insiste sur le besoin d’importants investissements en techniques, semences et formation. Le rapport rappelle qu’avoir des outils pour transformer les récoltes, par exemple en farine ou chips de manioc, permet d’éviter que les cultures ne se gâtent, tout en augmentant potentiellement les revenus des fermiers. 

Jeanne Guarato

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