lutter contre déforestation

Plus de cent pays abritant 85% des forêts mondiales vont s’engager aujourd’hui à enrayer la déforestation d’ici 2030. Parmi les forêts concernées se trouvent la forêt boréale du Canada, la forêt amazonienne au Brésil et la forêt tropicale du bassin du Congo. Cette initiative bénéficiera d’un financement public et privé de 19,2 milliards de dollars soit 16,5 milliards d’euros. Elle pose un jalon important pour parvenir à l’objectif de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C.

En particulier, les forêts d’Afrique centrale bénéficieront d’une aide de 1,5 milliard de dollars. Chouaibou Nchoutpouen, secrétaire exécutif adjoint et coordinateur technique de la commission des forêts d’Afrique centrale accueille avec satisfaction cette annonce.

Parmi les signataires figurent le Brésil et la Russie,les États-Unis, la Chine, l’Australie ou encore la France. En plus, les patrons de plus de 30 institutions financières comme Aviva ou Axa vont de leur côté s’engager à ne plus investir dans les activités liées à la déforestation.

Un engagement déjà pris en 2014, un horizon trop lointain

Actuellement, 23% des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent d’activités comme l’agriculture ou l’industrie forestière.  Le nouvel engagement contre la déforestation fait écho à la « Déclaration de New York sur les forêts » de 2014, quand des dizaines de gouvernements, plus d’une trentaine des plus grandes entreprises mondiales et plus de 50 organisations de la société civile et autochtones s’étaient engagés à diviser par deux la déforestation en 2020 et s’efforcer d’y mettre fin d’ici 2030.  

Lire aussi : Le Brésil réclame une indemnisation pour sa lutte contre la déforestation

Mais pour des ONG comme Greenpeace, l’objectif de 2030 reste beaucoup trop lointain. En plus, il donne le feu vert à « une décennie supplémentaire de déforestation« . « Les peuples indigènes demandent que 80% de la forêt amazonienne soit protégée d’ici à 2025 et ils ont raison, c’est ce qu’il faut faire« , a insisté Carolina Pasquali, responsable de Greenpeace au Brésil. Tuntiak Katan de la Coordination des organisations autochtones du bassin de l’Amazonie (Coica) a salué ces annonces. Il a toutefois indiqué que les organisations surveilleront de près l’utilisation de ces fonds.

Matthieu Combe avec AFP

Photo : Kakteen / shutterstock

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